Les candidats entament le sprint final vers les élections fédérales

Par Martine Veillette
Les candidats entament le sprint final vers les élections fédérales
Yves-François Blanchet, chef et candidat du Bloc québécois. (Photo : archives)

Les électeurs sont appelés aux urnes le 21 octobre, à moins que ce ne soit fait par anticipation. Les candidats amorcent le dernier droit avant de connaître les résultats du vote. Le Journal a donné la parole aux quatre candidats en tête dans Beloeil-Chambly afin de tenter de convaincre les électeurs d’opter pour eux.

Une fois le bilan de votre campagne tracé, êtes-vous satisfait?

Yves-François Blanchet, Bloc québécois : « La situation était particulière pour la campagne parce que je dois en même temps mener à titre de chef une campagne nationale. J’ai cependant déployé les efforts sans commune mesure pour assurer une présence soutenue dans la circonscription et demeurer familier avec les enjeux du Richelieu que je connais d’emblée pour y avoir vécu.  »

Marie-Chantal Hamel, Parti libéral : « C’est un bonheur de parcourir les dix municipalités de la circonscription pour y rencontrer des gens passionnants. Partout, les gens sont chaleureux et aux quatre coins de la région, il a été question d’environnement puis d’aide aux familles et aux aînés. Chaque fois, j’ai eu l’occasion de leur parler du plan positif que propose le Parti libéral pour continuer d’avancer. »

Matthew Dubé, Nouveau Parti démocratique : « Mon objectif pendant cette campagne était de rappeler à la population l’importance d’un député de proximité, comme je l’ai été, et de mettre de l’avant ses préoccupations principales comme l’environnement. Je suis très satisfait de ma campagne et très touché par les commentaires positifs de mes concitoyens qui reconnaissent la qualité de mon travail et ma présence dans la communauté depuis deux mandats. Je tenais aussi à rencontrer personnellement les représentants de chaque municipalité, les organismes communautaires et les chambres de commerce. J’ai aussi eu la chance de partager des réalisations concrètes. »

Véronique Laprise, Parti conservateur: « Je suis très satisfaite de ma campagne jusqu’à présent, considérant mon arrivée tardive le 1er septembre. Mon temps et mes ressources ont été limités. Cependant, j’arrive tout de même à en faire autant que les autres candidats; la preuve qu’avec la motivation, on peut accomplir tous les défis. »

Que pensez-vous de la projection du vote, qui a changé au cours de la campagne?

YFB : « Je ne commente pas les sondages parce qu’il y en a différents qui peuvent donner des portraits divergeant de la réalité. Je pense donc que notre travail jusqu’à la dernière journée, c’est d’être à l’écoute et de mettre en forme des propositions concrètes qui répondront aux attentes de la circonscription, à la fois comme résidant et comme Québécois. »

MCH : « Le taux de chômage est le plus bas en 40 ans et notre économie a créé plus de 250 000 emplois au Québec au cours des quatre dernières années. Neuf familles sur dix profitent de l’Allocation canadienne pour enfants, et 300 000 enfants ne sont plus dans la pauvreté. Avec le plan du Parti libéral, nous pourrons continuer dans cette voie en soutenant encore davantage la classe moyenne. »

MD : « Depuis le début de la campagne, il y a une grande appréciation et un vif intérêt pour mon bilan des huit dernières années. De plus, on sent une effervescence pour la campagne que nous avons menée sur le plan local. Je suis confiant et je suis prêt à poursuivre le travail lors d’un troisième mandat comme député afin de bien représenter les gens de Beloeil-Chambly. »

VL : « Je ne m’attarde pas trop aux sondages, car ils manquent souvent de rigueur scientifique. Je préfère me concentrer sur les opinions et les commentaires des citoyens que je rencontre directement sur le terrain. Beaucoup de gens m’ont avoué vouloir encourager les jeunes femmes en politique… alors que ceux-ci votent normalement pour un autre parti. D’autres aiment le nouveau programme et la revitalisation du Parti conservateur, qui donne une meilleure place au Québec. Je crois que mes adversaires me sous-estiment beaucoup, et ça ne me dérange pas. Je vais justement les surprendre le 21 octobre. »

Comment prévoyez-vous le blitz final de la campagne? Que comptez-vous accomplir pour faire la différence?

YVB : « J’ai exigé de mes gens qu’ils passent plusieurs journées dans la circonscription pour continuer à rencontrer les citoyens. Ça me sert beaucoup parce que les gens de Beloeil-Chambly me font savoir si je suis dans la bonne direction ou non. Grâce aux gens de Beloeil-Chambly,je corrige des démarches de notre campagne. »

MCH : « Je continuerai à aller à la rencontre des femmes et des hommes de la région pour présenter le plan du Parti libéral, qui prévoit un prix sur la pollution et plus d’aide pour la classe moyenne. »

MD : « Tout d’abord, j’invite tous les citoyens à exercer leur droit de vote. Pendant ce dernier droit de la campagne, je réponds aux questions des citoyens qui terminent leur réflexion et je continue de parler de mes propositions et de mon bilan avec la population en rencontrant les gens sur le terrain et en discutant avec eux des enjeux qui les préoccupent. Ce sont ces échanges constructifs qui ont alimenté mon travail en tant que député et c’est ce que je préconise. »

VL : « Je consacre beaucoup de temps directement avec les citoyens. Le porte-à-porte demeure la meilleure façon de s’adresser aux gens un à un. Ensuite, j’ai remarqué que je suis toujours la seule candidate dans les conseils municipaux. J’y vais pour observer et entendre les inquiétudes des gens aux différents paliers politiques. C’est une belle façon d’échanger avant et après la séance. J’ai aussi remarqué que je suis souvent la seule candidate qui reste jusqu’à la fin des événements publics auxquels nous sommes invités en tant que candidats. Les gens remarquent cette différence, mon implication est authentique. »

Pourquoi les gens devraient cocher votre nom plutôt qu’un autre?

YFB : « L’avantage considérable qu’on a dans la circonscription de Beloeil-Chambly, c’est le poids qui vient avec la position de chef de parti. Si c’est le choix et que je deviens député, quand je m’adresserai à un collègue ou à un ministre, les gens sauront que c’est le poids du parti au complet qui se trouve derrière la demande de Beloeil-Chambly. Avec toute la résonance et la visibilité qu’on peut donner aux demandes et aux besoins de gens de la circonscription, c’est incomparable avec ce qu’ils ont connu dans le passé. J’espère qu’on aura l’occasion de déployer toutes ces ressources pour faire avancer et porter les espoirs des citoyens. »

MCH : « Yves-François Blanchet a permis l’exploitation pétrolière sur l’Île d’Anticosti alors qu’il était au gouvernement du Québec. Mes autres collègues des autres partis politiques nous proposent de revenir en arrière. Les citoyennes et les citoyens de Beloeil-Chambly méritent une députée qui défendra leurs intérêts dans le prochain gouvernement libéral. Je vous demande votre confiance pour être cette députée qui vous aidera à continuer d’avancer. »

MD : « Ayant été élu il y a huit ans, je suis le candidat avec le plus d’expérience à titre de député. J’ai maintenu une présence sur le terrain et une proximité citoyenne. Je suis chez moi. Je viens de la circonscription et avec mon vécu, je suis bien placé pour comprendre et défendre les besoins de notre communauté comme je le fais depuis deux mandats. J’ai les résultats pour démontrer qu’on peut faire avancer notre région en travaillant ensemble. Je suis un député chez lui, dans Beloeil-Chambly, avec l’expérience et le bilan nécessaires pour poursuivre le travail pour les citoyens, et surtout avec les citoyens. Je serai honoré, touché et privilégié de me faire confier un troisième mandat pour continuer de me battre pour vous. »

VL : « J’invite les gens à faire confiance à mon chef, à mon parti et à moi-même. Mon chef a démontré à travers cette campagne qu’il fait passer le besoin des Canadiens avant ses opinions personnelles. Un bon leader fait passer ses troupes avant soi-même; c’est ce que j’ai appris dans l’armée. Nous sommes le seul parti qui offre une place privilégiée au Québec et qui a les moyens d’accomplir ses promesses. J’aime le Parti conservateur pour son approche décentralisée. Cela veut dire que comme députée, les dossiers de ma région auront une place et seront réglés à Ottawa… enfin! Je veux que les citoyens de Beloeil-Chambly retiennent que, pour moi, être députée, ce n’est pas un privilège, mais une responsabilité. Je m’engage à demeurer authentique, accessible et transparente. »

En plus de ceux-ci, Pierre Carrier, représente le Parti vert, Chloé Bernard, le Parti populaire et Michel Blondin, le Parti pour l’indépendance du Québec.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires