L’éducation physique à distance

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Par Jean-Christophe Noël
L’éducation physique  à distance
Ariane Dulude, enseignante en éducation physique à l’école secondaire de Chambly. (Photo : courtoisie)

L’éducation physique est ce moment offert aux élèves pour bouger et dépenser leur énergie. Or, c’est parfois devant l’écran que les enseignants en la matière ont eu le mandat d’activer leurs étudiants.

Ariane Dulude, enseignante en éducation physique depuis sept ans à l’école secondaire de Chambly, a eu accès au gymnase, et contrairement à certaines écoles secondaires, les élèves ont eu accès aux vestiaires, désinfectés par les concierges entre chaque groupe.

« Ça nous a affectés en ce qui a trait aux changements de normes, car nos élèves portent maintenant le masque. Mes collègues et moi ne les faisons toutefois pas courir avec un masque. On s’est adaptés avec la distanciation. On a dû refaire une structure d’évaluation et on a dû désinfecter le matériel après chaque utilisation », énumère l’éducatrice physique.

« Je leur inculque que l’entraînement, ce n’est pas pour moi qu’ils doivent le faire, mais bien pour leur santé à eux. » – Ariane Dulude

Malgré tout, une portion de sa tâche s’est déportée vers le virtuel. « J’ai aussi travaillé avec des groupes à distance. On a divisé le cours en deux. On présente des vidéos théoriques, capsule santé. Il y a moins de gestion de classe à faire. On fait ensuite un entraînement cardio. Les élèves font l’exercice de la vidéo devant la caméra. Je finis avec du yoga ou, pour ceux qui n’aiment pas, je partage avec eux une vidéo cardio », décortique Mme Dulude, qui chiffre à 40 minutes le temps alloué à l’activité physique.

Faire confiance aux élèves

Garder l’élève motivé, et surtout présent devant un écran, peut relever du défi. « Je leur fais confiance. C’est un lâcher-prise de ma part. Je leur demande d’actionner la caméra. S’ils sont gênés, je ne leur demande pas de les voir au complet, mais au moins, une fois de temps en temps, pour que je voie une portion de leurs mouvements. Je leur inculque que l’entraînement, ce n’est pas pour moi qu’ils doivent le faire, mais bien pour leur santé à eux », émet l’enseignante, qui prévoit qu’une portion numérique perdurera après la pandémie, dynamisant les cours par sa nature différente.

Quant aux répercussions sur la santé globale si ce type d’enseignement s’allongeait, Ariane Dulude conclut qu’elle « ne croit pas que ça change la donne. Ce sera le même temps pour bouger qu’ils ont à l’école. Les effets se situent plus dans l’aspect de la socialisation ».

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