Le PQ présente une candidate à Chambly

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Le PQ présente une candidate à Chambly
Marie-Laurence Desgagné, candidate du Parti Québécois dans Chambly. (Photo : archives) (Photo : réseaux sociaux)

Le 8 mars dernier, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé que Marie-Laurence Desgagné sera candidate à l’investiture dans la circonscription de Chambly pour son parti. Le journal s’est entretenu avec Mme Desgagné pour lui permettre de se présenter aux électeurs.

« J’ai 22 ans, j’en aurai 23 au moment de l’élection », indique celle qui est originaire de la Rive-Sud. Mme Desgagné a entamé son œuvre au sein du parti en 2018. Si la question de l’indépendance du Québec est ce qui l’a amenée en politique, elle maintient s’intéresser à « tout ce qui touche la politique publique, tel que les enjeux environnementaux, la question du logement, et celle de l’éducation ». Elle estime qu’il faut porter une attention particulière au milieu communautaire ainsi qu’à celui des entreprises, et souhaiterait aller à la rencontre des principaux concernés pour les entendre exprimer leurs besoins.

La question du français

Depuis un an, elle est présidente du Comité des jeunes du Parti Québécois. « À ce titre, je mène plusieurs combats, dont celui d’imposer la Loi 101 au cégep », relate l’étudiante en droit, qui a pourtant choisi de faire ses études à Mcgill. 

« Un enjeu qui me touche spécifiquement à Chambly est la question entourant le REM.  » – Marie-Laurence Desgagné

Questionnée à savoir si le fait d’étudier dans une université anglophone n’était pas en contradiction avec les valeurs qu’elle défend au Parti Québécois, la candidate répond qu’on le lui a « déjà reproché. Je peux comprendre que l’on trouve cela paradoxal. Pour moi, ça ne l’était pas parce que j’allais dans un programme bilingue, suivre aussi des cours en français, mais j’y ai réalisé la différence culturelle qu’il y a entre le Canada anglais et le Québec, et qu’il faut protéger la situation du français dans la province», défend la jeune politicienne.

Les enjeux qui l’interpellent dans la circonscription

« Un enjeu qui me touche spécifiquement à Chambly est la question entourant le REM. Venant moi-même de la Rive-Sud, je sais à quel point la congestion routière y est un enjeu au quotidien, quoi qu’un peu moins avec le télétravail, mais ça demeure très important, ne serait-ce que sur le plan environnemental. En promettant aux citoyens de Chambly le prolongement du REM jusqu’à eux, le gouvernement leur a vendu un rêve qui ne se produira pas. Pour moi, il serait beaucoup mieux qu’une agence indépendante prenne en charge le développement du transport et du réseau routier. »

Quant à sa position relativement à ce qu’il faudrait faire en matière de santé, ne serait-ce que pour soulager le réseau, Mme Desgagné estime qu’il faut s’attarder à mieux payer les postes de main-d’œuvre, « souvent à majorité féminine », et à en améliorer les conditions pour une meilleure rétention du personnel. À Chambly, elle aimerait agir pour favoriser l’accès à des soins au CLSC. 

Consciente du manque de places en garderie dans la circonscription, elle souhaite que « l’on développe un réseau de CPE fort » pour combattre la précarité des parents. Elle souhaite également travailler à rendre le soutien à la culture plus inclusif des diverses industries qui la composent. « Quand on pense à des villes comme Chambly, il y a tout un tourisme local qui peut exister autour du secteur culturel, mais si tout l’argent va dans les grands théâtres à Montréal, ou dans les grands festivals à Québec, le milieu culturel qui existe à Chambly est défavorisé. »

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