Le parti de la mairesse de Saint-Mathias désormais minoritaire

Le parti de la mairesse de Saint-Mathias désormais minoritaire

Le parti de la mairesse de Saint-Mathias Jocelyne G. Deswarte n'est plus majoritaire.

Crédit photo : archives

Les conseillers municipaux Steve Bruneau-Collard, Maxime Labrie, Marjolaine Godbout et Jacques Lépine quittent ce matin le parti de la mairesse.

Quatre des six conseillers municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu claquent la porte du parti politique de la mairesse Équipe Jocelyne G. Deswarte, Ensemble pour nos citoyens. Dans un communiqué, ils indiquent qu’ils continueront à siéger comme indépendants. « Nous unissons nos voix aujourd’hui parce que nous sommes en désaccord avec la mairesse sur les moyens de prendre des décisions et sur la façon de communiquer l’information », ont-ils déclaré dans un communiqué.

Contacté par le Journal de Chambly, M. Bruneau-Collard, désigné comme le porte-parole du mouvement, indique que la décision n’a pas été prise pour « entrer en guerre contre la mairesse. Nous voulons avoir une voix et être informés des décisions qui sont prises. Il y avait un manque de communication. Nous étions avisés au dernier moment. Désormais, on peut s’exprimer librement. »

Pas de démission
De son côté, la mairesse a indiqué lundi, alors qu’elle apprenait la nouvelle par le Journal, qu’il n’y avait « jamais eu de tension, tout allait bien pourtant », avant de nous rappeler un peu plus tard, indiquant que la seule chose qui aurait dérangé les élus dissidents serait le fait « que j’avais demandé que toutes les informations réclamées au directeur général de la ville devaient, avant que je ne les envoie au membre élu de mon parti, passer par moi. Nous étions un parti et j’estime que c’est important que je sache ces informations. Mais j’ai toujours envoyé toutes les informations que le directeur général m’envoyait pour répondre à leurs demandes. C’est vraiment une surprise. C’est un gros choc que j’ai eu. Ils pourront faire ce qu’ils veulent, mais moi, je vais suivre ma route. C’est certain, je ne démissionnerai pas »

M. Bruneau-Collard s’est dit surpris de la réponse de la mairesse. « Je suis surpris de sa déclaration. Même si ce n’est pas un acte de guerre, notre volonté de nous exprimer montre bien que tout n’allait pas bien. »

« Nous serons ensemble, mais séparés. De toute manière, savez-vous que nous ne sommes pas un parti mais une équipe et automatiquement, vous êtes libres. Mais je ne pense pas que je sois une dictatrice. » – Jocelyne G. Deswarte

Plus de majorité
Lundi dernier, la mairesse se posait la question à savoir si les conseillers garderaient leurs responsabilités au sein de la Ville. Mardi, elle a contacté de nouveau le Journal pour indiquer que rien ne serait changé. Elle a indiqué par courriel aux quatre conseillers que « comme je suis intègre et transparente, bien que certains disent le contraire, ma renommée est faite et je ne changerai pas. Je vous annonce que j’ai le droit de tout vous enlever, mais j’ai décidé de vous laisser toutes les informations et avec l’entente que nous avons eue vendredi soir, le directeur général continuera à vous envoyer les informations. Vous aurez toujours le caucus et les informations. Nous serons ensemble, mais séparés. De toute manière, savez-vous que nous ne sommes pas un parti mais une équipe et automatiquement, vous êtes libres. Mais je ne pense pas que je sois une dictatrice. »

M. Labrie confirme que les quatre élus qui sont désormais indépendants ont bien reçu ce message de la mairesse « mais cela ne veut pas dire que nous l’approuvons. Nous n’avons jamais dit que la mairesse était une dictatrice. D’autre part, il est tout à fait normal que le directeur général nous transmette les informations que nous lui demandons. Comme le disait M. Bruneau-Collard, nous n’entrons pas en guerre contre la mairesse. Si nous sommes en accord avec ce qui est proposé, nous voterons en faveur. »
Les quatre conseillers, désormais indépendants, forment maintenant la majorité municipale à Saint-Mathias.