Le « Karen Ann » de passage à Chambly

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Par Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
Le « Karen Ann » de passage à Chambly
Après avoir préparé le Karen Ann, Bill est prêt à appareiller pour rejoindre le Lac Champlain. (Photo : Julien Dubois)

Plusieurs bateaux antiques parcourent actuellement le Québec afin de rejoindre Burlington, Vermont. Mardi, ils sont passés par le Canal-de-Chambly. L’occasion de découvrir la ville.

« Pas d’éclair, la météo est parfaite pour naviguer! » Les nuages gris plombant le ciel au-dessus du Canal-de-Chambly ce mardi n’altèrent en rien le sourire de Bill Ballard, préparant son embarcation « Karen Ann ».  Le cap est mis sur l’assemblée générale annuelle de la Antique and Classic Boat Society dans le Vermont. Le retraité américain, sa femme, et plusieurs de ses amis sillonnent le Québec depuis Longueuil afin de rejoindre le Lac Champlain pour y retrouver les autres membres de l’association mondiale : « On y va pour partager nos expériences mais l’important pour moi est surtout le trajet. Tous les soirs, nous dormons dans un lit douillet et nous nous levons avec un repas chaud grâce à un itinéraire préparé par les responsables Bo et Cathy. Mais en cas de problème, on compte les uns sur les autres. Cette solidarité est quelque chose d’important dans notre groupe. Ce voyage est particulièrement spécial après trois années d’inactivité à cause du COVID. »

« Les gens adorent le bruit du moteur et les remous qu’il produit. J’ai toujours voulu un bateau qui porte le nom de ma femme. » – Bill Ballard

La face cachée de Chambly

Le Québec est un endroit cher pour le propriétaire du « Karen Ann » : « Ma femme et moi avons passé notre lune de miel dans les Laurentides il y a 30 ans. Je suis aussi venu à Chambly dix ans auparavant et je me souviens encore de ce marbré au chocolat que j’avais mangé. Chaque ville possède une face cachée que nous souhaitons découvrir. C’est notre côté aventurier. D’ailleurs, je trouve votre système d’écluses et le canal tout simplement exceptionnels! Dans l’histoire, cela a toujours permis à une ville d’attirer du monde et de s’émanciper. »

Le « Karen Ann »

Le « Karen Ann » ne figure pas parmi les plus grandes embarcations. Mais il est suffisamment esthétique pour attirer l’attention: « Les gens adorent le bruit du moteur et les remous qu’il produit. J’ai toujours voulu un bateau qui porte le nom de ma femme, poursuit Bill Ballard. Cela fait 35 ans que je l’ai acheté, il était quasiment en perte totale. Cela m’a coûté du sang et des larmes pour obtenir ce résultat. Chacun achète un bateau pour des plaisirs très différents : faire de la vitesse, rester au milieu d’un lac… Quant à nous, nous faisons des road trips en bateau. Mon rêve est d’aller dans l’ouest de la France. Je viens d’un village où tout le monde avait son embarcation. J’ai acheté mon premier navire à 10 ans! »

13h approche, c’est bientôt l’heure d’embarquer. Partie au centre-ville pour se promener, Karen Ann interpelle Bill : « J’ai trouvé un chocolatier. Viens! On va aller chercher ton marbré! » Le dernier plaisir avant de reprendre le cours de la rivière.

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