Le film La Marina : une histoire de « wakeboard » et d’amour à Chambly

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Le film La Marina : une histoire de « wakeboard » et d’amour à Chambly
Rémi Goulet et Rose-Marie Perreault ont tous deux remporté des prix lors de festivals pour leurs rôles respectifs dans La Marina. (Photo : courtoisie - Les Films Opale )

Présenté lors d’une tournée élogieuse des festivals de films, le long-métrage La Marina, dont l’histoire se passe à Chambly, est accessible au grand public sur plusieurs plateformes de visionnement. En voici un avant-goût.

Selon les réalisateurs Christophe Levac et Étienne Galloy, le film La Marina, en deux mots, c’est « Chambly » et du « wakeboard ». Mais c’est aussi un peu plus que ça…

D’acteurs à réalisateurs

C’est derrière des airs de bums un peu trop cool pour le commun des mortels, dans le téléroman L’Échappée, que l’on a d’abord connu le duo de choc que forment Étienne Galloy et Christophe Levac, qui signent en La Marina leur premier long-métrage en tant que scénaristes et réalisateurs. En cette écriture qui leur est propre, on les redécouvre en parfaits intellos, car c’est avec la plume, et non la bouille, qu’ils crèvent cette fois-ci l’écran.

« On raconte une histoire de ‘’wakeboard’’, de petites déceptions par-ci par-là, et surtout de grandes amitiés (…) » – Christophe Levac

« On raconte une histoire de ‘’wakeboard’’, de petites déceptions par-ci par-là, et surtout de grandes amitiés (…) Je suis encore sans mots qu’autant de gens dévoués et passionnés aient bien voulu se prêter au jeu en se flanquant près de quatre ‘’ti-gars’’ qui ne savaient pas grand-chose du cinéma. Maintenant, je sais à quel point il est beau de se regrouper pour raconter un petit quelque chose, aussi simple soit-il, qu’une histoire d’amitié. MERCI », a déclaré Christophe Levac.

Une anecdote qu’il raconte veut que l’idée de faire ce film émane d’une soirée arrosée aux « panachés », alors qu’Étienne Galloy aurait tout simplement lancé les mots « Chambly » et « wakeboard » dans les airs, sans qu’ils ne tombent dans l’oreille d’un sourd.

Le contenant et le contenu

Esthétique et sans prétention, la cinématographie met en valeur différents coins de Chambly et de son bassin, qui ne laissent pas indifférent. Vous pouvez vous fier au synopsis et à la bande-annonce du film, qui ne mentent pas en vous vendant ce que c’est vraiment, une dramédie jeunesse au ton nuancé, basculant entre légèreté comique et mélancolie. Le jeu un peu théâtral, qui plaira ou déplaira à certains, est doublé de quelques lacunes sonores, attribuables à l’articulation un peu bancale d’une poignée d’acteurs, ce qui nous fait perdre plusieurs mots dès l’introduction et qui altère les effets d’un script pourtant empreint d’humour et d’originalité.

Mais très vite, on se laisse porter par l’histoire unique et saisissante, soutenue par une trame sonore tout aussi chargée en émotion, ainsi que par le jeu inné et très naturel de Rémi Goulet, la tête d’affiche. Il y joue Charlie Hall, un champion de « wakeboard » (planche nautique) de 19 ans, qu’une blessure aura laissé troublé et rongé par l’incertitude. En quête de lui-même, il laisse ses angoisses le mener jusqu’à Chambly, chez son cousin Noah (Amadou Madani Tall), où il rencontre Juliette (Rose-Marie Perreault), une jeune employée de la marina locale. C’est là que la magie opère, pour eux comme pour le spectateur, qui commence à suivre l’histoire que la bande-annonce lui promettait, une histoire de plus en plus passionnelle sur le fait de devoir braver ses limites. Cette relation unique qu’il développe avec Juliette réveillera de nouvelles ambitions, un goût du risque et de la mise au défi, qui feront ressortir la profondeur insondable du film.

Des récompenses

Saluées par la critique, les performances respectives des deux interprètes du couple auront d’ailleurs valu une mention honorable à Rémi Goulet au Festival du film de Whistler, et le prix de la meilleure actrice à Rose-Marie Perreault au Nottingham International Film Festival.

Le film, qui met aussi en vedette les acteurs Marguerite Bouchard, Anthony Therrien et Hugo Giroux, est offert sur CRAVE depuis le 12 mars, ainsi qu’en vidéo sur demande sur iTunes et Vimeo.

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