Le Dieu du carnage

Photo de Jean-Christophe Noël
Par Jean-Christophe Noël
Le Dieu du carnage
Les Hébert, joués par les comédiens Marc Blanchette et Stéphanie Gosselin; suivi des Robitaille, joués par les comédiens Chantal Pinard et Pierre Chainey. (Photo : courtoisie)

Le Café-Théâtre de Chambly présente Le Dieu du carnage, comédie noire de Yasmina Reza, du 27 janvier au 25 février prochain.

L’oeuvre est présentée sous forme de huis clos haletant, tous les vendredis et samedis à 20 h.

Départ convivial

Les Robitaille et les Hébert se rencontrent afin de régler à l’amiable un conflit qui a dégénéré entre leurs garçons de 11 ans. Rapidement, la réunion se transforme en un affrontement où les masques tombent, les reproches fusent, les sentiments refoulés remontent à la surface et volent en éclats. Les deux couples s’en sortiront-ils indemnes?

Cette pièce se veut le reflet typique d’une société se disant civilisée, mais qui se consume sournoisement de l’intérieur, et ce, à travers les faits et gestes d’êtres humains qui sont prêts à tout pour sauver les apparences et assurer l’intégrité de leur égo.

Un défi agréable quelque peu narcissique

La production met en vedette Marc Blanchette, Pierre Chainey, Stéphanie Gosselin et Chantal Pinard. Les deux metteuses en scène, Marilou Cholette et Mylène Blanchette, ont lancé des défis de taille aux quatre comédiens. Tout d’abord, elles leur ont proposé d’incarner un personnage aux antipodes de ce qu’ils sont; autant physiquement qu’intérieurement. Les comédiens devront aussi jouer en huis clos et maintenir une présence continue sur scène pendant toute la représentation. Afin de gagner en assurance et en fluidité, les comédiens ont donc dû redoubler d’efforts pour bien apprivoiser le texte, l’assimiler et le répéter au quotidien, car le huis clos ne laisse pas de place aux trous de mémoire.

Pour Marc Blanchette, le comédien interprétant Michel Hébert, ce type de mise en scène en vase clos dans un seul lieu est une occasion unique d’approfondir et d’exploiter un personnage dans toute sa complexité et son entièreté.

Des sentiments contradictoires

Pour le spectateur, ce sera une opportunité de s’ouvrir à une plus large compréhension de l’être humain et de ses conflits intérieurs. Selon Mylène Blanchette, faire la mise en scène d’une comédie dramatique demande de faire vivre au public une panoplie d’émotions contrastantes. Elle affirme d’ailleurs que le plus grand défi a été de faire en sorte qu’on se reconnaisse un tant soit peu dans les réactions de l’un ou l’autre des personnages sur scène.

Les billets sont disponibles dès maintenant, en ligne sur le site du Café-Théâtre. (Source : Café-Théâtre de Chambly)

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