Le COVABAR s’active pour les rivières

Photo de Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Le COVABAR s’active pour les rivières
Le COVABAR a besoin du soutien des municipalités pour agir. (Photo : archives)

L’heure est à l’action pour le COVABAR et les municipalités traversées par les rivières Richelieu et L’Acadie, alors que des initiatives pour nettoyer leurs berges se mettent en branle.

Entre les espèces végétales nuisibles, les poissons indésirables et les déchets laissés par les humains, le COVABAR ne manque pas de besogne lorsqu’il s’agit de nettoyer les berges des rivières du territoire ou d’en préserver les
écosystèmes.

Des plantes envahissantes

Avec l’aide financière du ministère des Pêches et Océans Canada (MPO), des travaux ont été réalisés par la Ville de Carignan et le COVABAR cet été, le long du chemin Bellerive, près de l’intersection qui croise la rue Henriette, pour lutter contre les espèces envahissantes présentes sur la berge de la rivière L’Acadie. Les travaux consistaient à faucher un roseau commun mais nuisible, soit le phragmite, à sa base, à le couper en sections, à l’ensacher de façon étanche et à en disposer sur un site autorisé. Une bâche composée d’un géotextile a ensuite été déposée et fixée au sol sur la superficie contenant du phragmite afin d’affaiblir l’espèce envahissante et d’empêcher qu’elle repousse. « Vers le début de l’automne, toujours dans le cadre du même projet financé par le MPO, l’équipe du COVABAR devrait procéder à la végétalisation de la berge en ajoutant de la terre végétale, des semences, des plantations et des toiles anti-érosion à proximité de la zone contenant du phragmite. Il s’agit du premier projet municipal de végétalisation de berge financé par le MPO », a indiqué la Ville. L’aide financière octroyée au projet s’élève à 50 % du coût total des travaux de lutte contre les espèces envahissantes et de végétalisation de
la berge.

Éviter l’accumulation de déchets

Le vice-président aux affaires internationales du COVABAR, Claude Gauthier, aimerait également séparer le pluvial des égouts sur certaines rues pour éviter que les accumulations finissent dans la rivière Richelieu, comme c’est le cas actuellement. « Il y a des efforts à faire en ce sens, et des subventions desquelles bénéficier pour ce faire. J’ai déjà travaillé de concert avec le député de Chambly, Jean-François Roberge, sur le projet de nettoyage des berges du Richelieu. Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut prendre soin de la rivière ». Le problème des carpes asiatiques, une espèce nuisible dont on rapporte la présence chaque été, ne le laisse pas non plus indifférent. « Lorsqu’on en découvre, comme ça a été le cas dans le lac Champlain, c’est qu’il y en a dans notre belle rivière Richelieu également. C’est dans le radar de nos organismes, et c’est pour ça que les villes doivent les appuyer dans leurs démarches »,
conclut M. Gauthier.

Quant à ce que tout un chacun peut contrôler, des citoyens, qui ont rapporté au journal avoir constaté que des pêcheurs laissaient régulièrement traîner leurs déchets en bord de rivière au niveau de Richelieu, estiment qu’il demeure primordial de sensibiliser la population et les touristes à l’importance de préserver les cours d’eau et que les municipalités ont un rôle à jouer en ce sens.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires