Le coût de la mort

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Par Jean-Christophe Noël
Le coût de la mort
La Résidence Funéraire G. Jodoin. (Photo : courtoisie)

Outre celui du deuil, c’est un poids financier que peut laisser sur les épaules le décès d’un proche. C’est une réalité que connaît la Résidence Funéraire G. Jodoin de Marieville.

« C’est un enjeu majeur, les frais funéraires », mentionne d’emblée Charles Jodoin, copropriétaire de la Résidence Funéraire G. Jodoin. Maintenir des installations spécialisées ainsi qu’une équipe de travail 24 heures sur 24 engendre des coûts notables. « On doit aborder l’aspect du budget lors d’une première rencontre. Il faut autant en parler que le type de rituel », convient M. Jodoin.

Au Canada, en moyenne, il en coûte 6 500 $ pour un service funéraire. Au Québec, la moyenne est d’environ 6 000 $. La fourchette de prix de funérailles oscille approximativement entre 3 000 et 15 000 $.

« On veut prendre soin des personnes sans non plus les mettre dans la rue. » – Charles Jodoin

Pas de budget

Des clients démunis financièrement se voient tout de même dans l’obligation d’avoir recours à des services funéraires lors du décès d’un proche. M. Jodoin se qualifie d’entreprise « plus familiale » et prend, dans de tels cas, des ententes permettant des paiements échelonnés dans le temps. « On veut prendre soin des personnes sans non plus les mettre dans la rue en raison de notre service. Notre mission première, c’est de s’occuper des gens qui sont décédés », soutient le copropriétaire des lieux.

Une aide financière gouvernementale existe. La prestation de décès du Régime de rentes du Québec est un paiement unique d’un montant maximal de 2 500 $. Elle est versée si la personne décédée avait suffisamment cotisé au Régime de rentes du Québec.

Tristesse au quotidien

C’est une clientèle vivant des émotions sombres qu’accompagne quotidiennement Charles Jodoin. « Quand on chemine avec une famille qui a perdu quelqu’un et que l’on propose des éléments qui les font progresser dans le deuil, c’est ce qui est positif dans notre travail », termine M. Jodoin, qui voit une progression chez le client entre l’instant où il entre pour une première fois dans son bureau et le moment où il finalise le service proposé.

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