Le club d’Aéromodélisme Lafayette devra partir

Le club d’Aéromodélisme Lafayette devra partir

JUGEMENT. Le Club d’Aéromodélisme Lafayette est forcé de quitter son site situé sur le Chemin Pin Rouge à Marieville d’ici la fin de l’année.

Un jugement rendu récemment par la Commission de protection des territoires agricoles du Québec lui ordonne de partir et de ne plus utiliser le site situé sur une terre agricole de la ferme Maxima de Marieville. Pourtant, le club a pu compter sur l’appui de la Ville de Marieville, mais surtout sur celui du propriétaire des lieux, André Bessette, de la Ferme Maxima SENC, durant les audiences de la commission.

Visiblement déçu de la décision, le président du club Guy Parent, qui regroupe une trentaine d’amateurs d’avions téléguidés du Bassin de Chambly, n’entend pas baisser les bras pour autant. « On va déposer une requête pour en appeler du jugement dès cette semaine », affirme-t-il. Monsieur Parent ne comprend pas pourquoi la CPTAQ lui a refusé le permis.

« Avec l’Association des modélistes du Canada, on essai maintenant de trouver une solution ». Le Club d’Aéromodélisme Lafayette est installé à Marieville depuis 2003, mais ses ennuis ont commencé il y a huit ans.

« À la suite de discussions avec la CPTAQ, ils nous avaient alors remis un permis temporaire de trois ans en 2010 », raconte monsieur Parent. Et c’est avec ce même permis temporaire que le club opérait encore aujourd’hui.

Aucun terrain en vue

Le président du club d’Aéromodéliste Lafayette espère faire changer l’opinion des commissaires, mais n’écarte pas non plus la possibilité de se trouver un nouveau site. « On cherche, mais c’est difficile de se trouver un nouvel endroit qui n’est pas en territoire agricole ».

Il fonde cependant ses espoirs sur l’exemple du club modéliste Anti-gravité de Sainte-Julie, qui a réussi à faire le changement de zonage, en territoire agricole. « On a placé nos demandes à la municipalité de Marieville et on attend des réponses », ajoute Guy Parent.

Des solutions proposées

Le président-fondateur du club Modélistes Anti-gravité de Sainte-Julie, Jean Blaquière a une bonne idée des problèmes que vivent actuellement ses collègues amateurs d’avions téléguidés de Marieville.

Il y a quelques années, son club a lui-même perdu son site, au profit du développement domiciliaire. « La ville est arrivée un bon matin et nous a fermé après 19 ans », raconte Jean Blaquière. « Mais nous avons retrouvé un autre endroit dans le secteur des autoroute 20 et 30».

M. Blaquière affirme toutefois que sans l’appui de la Ville de Sainte-Julie, son club n’existerait plus aujourd’hui. «Le service de l’urbanisme de la ville de Sainte-Julie nous a accommodé en modifiant le zonage du secteur agricole par un zonage récréatif », explique Jean Blaquière. Il suggère d’ailleurs trois choses à ses collègues de Marieville: faire des représentations auprès de la ville pour modifier le zonage, se trouver un terrain moins grand et une terre non cultivable comme des terres humides, par exemple. « C’est ce que nous avons à Sainte-Julie. Un petit terrain de 200 pieds par 600 pieds et des terres trop humides pour être cultivées ».

Inquiet pour l’avenir

Le jugement rendu par la CPTAQ à l’endroit du club d’Aéromodéliste Lafayette inquiète tout de même le président du club Modélistes Anti-gravité de Sainte-Julie. « Cette commission, c’est l’autorité extrême. C’est très difficile de les faire changer d’idée ».

M. Blaquière, qui est un passionné des avions téléguidés depuis toujours, déplore l’absence de reconnaissance du gouvernement à leur endroit. « Dans l’ensemble, le problème, c’est que les gouvernements ne sont pas portés à aider et à développer cette industrie au Québec. Ils nous voient encore comme des gens qui s’amusent avec des bébelles ».

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