Le budget de déneigement

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Par Jean-Christophe Noël
Le budget de déneigement
Chaque municipalité a sa façon de faire quant au déneigement. (Photo : archives)

Bien que l’hiver ne soit pas officiellement installé, la neige a pris son aise et elle fait désormais partie du paysage pour les mois à venir. Cette froide matière force les villes à déployer leur stratégie de déneigement et à puiser dans leur enveloppe budgétaire destinée à cet effet, qui s’échelonne du début du mois de janvier jusqu’à la fin du mois de décembre.

Selon les différentes villes, ces coûts englobent la main-d’œuvre, le transport de la neige, les fondants, les abrasifs, le sel, l’exploitation ou la location de certaines machineries ainsi que les contrats externes

Les mois couvrant de janvier à mars 2019 vident une grande partie du budget lié au déneigement des municipalités. Que reste-t-il dans les coffres pour s’occuper des neiges précoces de novembre et celles de décembre?

Chambly

À Chambly, le budget total entourant l’opération est de 950 000 $. Environ 750 000 $ ont été dépensés pour la première partie de l’année. Il reste donc grosso modo 200 000 $ pour les deux derniers mois.

« Si le budget s’écoule avant la fin de l’année, nous répartirons les sommes d’autres postes budgétaires pour transférer des montants dans les postes de déneigement. Nous travaillons dans le respect des budgets accordés aux travaux publics », indique Micheline Le Royer, au service des communications de la Ville.

« Près de 98 % du déneigement à l’interne; la tendance est de plus en plus de faire le déneigement à l’interne. Plusieurs villes ont subi des augmentations importantes dans les coûts de contrat de déneigement », justifie Mme Le Royer.

Carignan

À Carignan, le budget est de 577 500 $. De cette somme, 515 600 $ ont déjà été utilisés, laissant 61 900 $ pour novembre et décembre.

« Nous avons un contrat annuel fixe avec l’entrepreneur en déneigement. Les seuls coûts supplémentaires sont en lien avec l’achat d’autre sel ou avec les opérations ponctuelles de ramassage de neige qui sont réservées aux rues du Granit, des Galets, Henri-Bisaillon et Léon-Paré en raison de leur exiguïté. Un contrat fixe et une bonne planification annuelle des opérations de ramassage de neige permettent d’éviter toute modification au budget », indique la directrice des communications de la Ville.

La Municipalité travaille sur deux fronts pour son déneigement. Les rues, les trottoirs et les pistes multifonctionnelles sont à contrat. Les stationnements se font en régie.

Marieville

À Marieville,le budget dont dispose la Ville est de 643 550 $. De janvier à octobre, 485 685 $ ont été utilisés, laissant une marge de manœuvre de 157 865 $.

« Nous n’avons pas véritablement rencontré de problématique de dépassements au cours des dernières années. La variation des températures et le type de précipitation viennent surtout diversifier les méthodes d’intervention. Nous connaissons de grandes variations de température avec de la neige qui fond, de la pluie, un redoux, des températures froides, etc. Ce que nous surveillons surtout, ce sont les quantités de sel et d’abrasifs utilisées », nuance Marie-Ève Hébert, porte-parole de la Ville.

Richelieu

À Richelieu, le budget alloué est de 214 000 $. Au 30 octobre, 176 500 $ avaient été utilisés, permettant un jeu de 37 500 $ pour compléter l’année.

« Ce n’est jamais arrivé dans les dix dernières années que nous dépassions le budget, affirme Ann Tremblay, directrice générale de la Ville.

Richelieu utilise des ressources internes pour le secteur urbain et externes pour le reste (secteur rural). Compte tenu de ses ressources, la Municipalité estime que c’est la solution la plus avantageuse.

Saint-Mathias-sur-Richelieu

À Saint-Mathias, le montant investi dans le déneigement atteint les 155 150 $. En date du 31 octobre, 131 500 $ ont été utilisés, laissant 23 650 $ pour le reste de l’année.

« Il arrive que, selon les conditions climatiques difficiles à prévoir, nous dépassions le budget. Nous faisons parfois, au besoin, un exercice de remaniement budgétaire au cours de l’automne », affirme Philippe Gaudet, directeur général de la Ville.

Saint-Mathias n’utilise exclusivement que des ressources à l’interne pour son déneigement.

Quand entreprendre le déneigement?

À Chambly, « la période annoncée des précipitations (la durée et l’heure de début) influence énormément le début des opérations. Règle générale, on pourrait dire dès qu’il y a environ de 3 à 5 centimètres de neige », fait part la Ville.

À Carignan, « l’entrepreneur est responsable de décréter ses propres opérations de déneigement ». Quant aux « avis » d’opération de déneigement diffusés à la population pour le stationnement de nuit, « la Ville émet un avis si les prévisions météorologiques annoncent une chute de plus de 5 cm de neige ou si l’épandage d’abrasifs ou de fondants est requis », mentionne-t-elle.

À Richelieu, « nous effectuons une surveillance constante des prévisions météorologiques. Il n’y a pas de règle précise relativement au nombre de centimètres car le déploiement des équipes dépend de plusieurs facteurs, notamment la quantité, l’accumulation, le type de précipitations annoncées ainsi que la vitesse d’accumulation des celles-ci », précise la Ville.

À Saint-Mathias, « c’est selon plusieurs facteurs (vents, rafales, température). C’est toujours sous surveillance par une personne de garde. Il n’y a pas de nombre fixe de centimètres, nous y allons au besoin », complète la Ville.

Le Journal a également sollicité les villes de Rougemont, Saint-Césaire et Sainte-Angèle-de-Monnoir mais n’a pas obtenu les réponses espérées au moment d’écrire ces lignes.

 

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