L’art rupestre selon trois estampières

Photo de Saïd Mahrady
Par Saïd Mahrady
L’art rupestre selon trois estampières
(Photo : courtoisie)

Avec l’exposition Origo, un trio d’artistes replonge dans l’art rupestre des premiers dessins de nos ancêtres.
Les estampières Micheline Bertrand, Carole Fisette et Laurence Prévost travaillent la gravure sur le bois, le linoléum et le cuivre. Elles présentent à la Galerie Renée-Blain, à Brossard, le fruit d’un travail qui s’est étalé sur trois ans.
Carole Fisette, de Richelieu, Micheline Bertrand, de Saint-Constant, et Laurence Prévost, de Longueuil, pratiquent leur art à l’atelier Zocalo à Longueuil. « Laurence Prévost nous a demandé de travailler avec elle sur les origines du monde, relate Carole Fisette. On était bien d’accord, car on voulait sortir des sentiers battus; on ne voulait pas avoir seulement des œuvres accrochées au mur, alors on a opté pour des installations. »

« Notre travail oscille entre ce qui émane du passé et notre imaginaire subjectif. » – Carole Fisette

L’exposition propose quatre thèmes : Au temps des cavernes, Bestiaire, Fragments d’écritures et Reliefs. L’ensemble est présenté sous forme d’assemblages et d’installations multidimensionnelles. Chacun des volets est accompagné d’une trame sonore construite à partir d’une collecte de sons vivants, orchestrés, créant une modulation d’ambiance.

Un travail minutieux

« L’art de la gravure est un procédé laborieux et très long », commente Carole Fisette. Nous nous sommes réunies plusieurs fois en trois ans pour trouver ensemble les meilleures idées. C’est un travail minutieux et il faut être très patient. »
Mme Fisette explique que les trois ont embrassé ce « métier-art ancien, et le long travail manuel qu’exige la gravure nous permet une symbiose avec les premiers hommes. Notre travail oscille entre ce qui émane du passé et notre imaginaire subjectif. Tels nos lointains ancêtres, nous utilisons le point et la ligne, premiers éléments plastiques de l’image. Les œuvres présentées sont parsemées de dissonances, d’anachronismes; elles se veulent une réinterprétation de l’art préhistorique versus l’art actuel. »
Les trois artistes suggèrent aux visiteurs de vivre « un dialogue introspectif, un questionnement et une mise en suspens du présent par les œuvres fantaisistes de trois femmes estampières ».
L’exposition se déroule jusqu’au 31 mars, à la Galerie Renée-Blain, au 7905, avenue San Francisco, à Brossard.
 
 
 
 
 

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