L’art numérique en vogue

Photo de Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
L’art numérique en vogue
L’exposition Ombre et lumière est offerte au Pôle culturel jusqu’au 27 mars. (Photo : courtoisie)

La Ville de Chambly accueille en son Pôle culturel, du 20 janvier au 27 mars, Ombre et lumière, une exposition de l’artiste Susan St-Laurent exploitant les possibilités de l’art numérique.

À travers cette exposition empreinte de modernité et d’originalité, Mme St-Laurent propose onze œuvres composées d’estampes numériques, réalisées au moyen de la peinture à l’acrylique, mais aussi d’une caméra, d’un ordinateur et d’une tablette.

Multidisciplinaire, Mme St-Laurent combine les techniques, peignant puis photographiant diverses étapes du processus, puis usant d’une composition de couleurs et de formes dans le cadre d’une démarche artistique qui lui est propre.

Sollicitant divers procédés, elle crée ses propres estampes numériques à partir de ce qu’elle qualifie d’« échevelures », des lanières de tissu qu’elle a peintes, prises en photo, puis fusionnées au moyen de l’imagerie numérique.

« Certes, le numérique a pour limite l’absence de relief, mais on peut créer l’illusion d’une texture en jouant du grain (…) » – Clea Reynolds

Le style et la technique de ses toiles lumineuses ont valu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec à Mme St-Laurent, dont le médium de création, qui se veut inconventionnel, nourrit un mouvement artistique en plein essor.

L’essor de l’art numérique

L’année passée, en août, c’est l’artiste Christine Gagné qui, grâce à son exposition Frontière secrète, présentée à la Galerie de Miss Rey, amenait les amateurs d’art de Chambly à découvrir l’art numérique sous ses airs les plus séduisants, mariant le meilleur des deux mondes, soit le détail et la texture que l’on retrouve dans les œuvres véritablement peintes ou dessinées, et la précision que nous offre le digital.

Ayant troqué ses toiles et ses pinceaux contre une tablette électronique, après seulement deux mois de pratique, l’artiste multidisciplinaire maîtrisait déjà parfaitement la technique.

Avec Frontière secrète, elle évoquait les « lignes imaginaires dans nos esprits, ces limites qui nous empêchent parfois de faire un pas en avant et de découvrir un monde qui nous appelle depuis si longtemps ». La série d’illustrations numériques, imprimée sur des toiles en acrylique, mettait de l’avant des personnages féminins inspirés de la culture autochtone, dont une fillette au visage doux, coiffée de nattes et entourée de colombes.

Les possibilités de création

Mme Gagné se sert d’applications sur son iPad Pro, soit Procreate et Photoshop, pour créer plusieurs couches différentes, appelées « calques », séparant ainsi ses couleurs et ses tracés, qu’elle peut choisir d’isoler et d’éditer individuellement. Ni vu ni connu, elle peut changer la couleur de ses calques, jouer de leur intensité en en changeant l’opacité, puis revenir en arrière et effacer ce que bon lui semble, comme jamais il n’a été possible sur du papier ou sur une toile. « On dirait une toile entièrement réalisée avec de la matière physique, tellement le rendu final en reproduit le détail et la nuance, indiquait la propriétaire de la galerie qui exposait ses œuvres, Clea Reynolds. Certes, le numérique a pour limite l’absence de relief, mais on peut créer l’illusion d’une texture en jouant du grain, ce que Christine fait habilement. »

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Clea Reynolds
Clea Reynolds
10 mois

Les œuvres de Susan St-Laurent seront en exposition à La Galerie de Miss Rey au mois de juin 2022 dans le salon Pureté. Merci Chloé-Anne Touma pour cette belle « expo » journalistique de l’art numérique!