L’achat local valorisé

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Par Jean-Christophe Noël
L’achat local valorisé
Sébastien Dion, président de la Chambre de commerce et d’industrie du bassin de Chambly, met l’accent sur la pensée locale. (Photo : courtoisie)

La promotion de l’achat local se répand de plus en plus et se lit sur de nombreuses lèvres, à différentes instances. Unis, les commerçants locaux se mobilisent afin d’assurer leur survie dans une mer de possibilités.

Les Virées Gourmandes de la Montérégie ont pour objectif de promouvoir l’achat local et de mettre en valeur les artisans de la table de la région. Il s’agit d’une expérience d’agrotourisme autoguidée en six virées dans différents secteurs de la Montérégie, dont la Vallée-du-Richelieu.

On retrouve dans cette initiative, mise de l’avant par “ Montérégie : Le Garde-Manger du Québec “, des commerces, entre autres, de Chambly, de Rougemont et de Saint-Césaire. Fermes, cidreries, fromageries, microbrasseries, boulangeries et vignobles constituent le lot d’entreprises parsemant l’offre.

« Encourager les producteurs de nos municipalités contribue à l’économie locale, certes, mais cela génère également des emplois. C’est aussi un mouvement sain pour l’environnement à travers lequel on développe une appartenance, une fierté », affirme Brigitte Marcotte, responsable des communications pour

Sébastien Dion, propriétaire de la Ferme Guyon, est également le président de la Chambre de commerce et d’industrie du bassin de Chambly (CCIBC), dont la campagne a pour nom Pensez local, c’est génial!

« L’expertise et le service des commerçants, ce n’est pas négligeable. » – Sébastien Dion

« Les fuites commerciales impliquant Chambly, Carignan, Richelieu et Saint-Mathias sont estimées à 275 M$. C’est un enjeu majeur pour que les entreprises se maintiennent et subsistent. » On entend par fuite commerciale un consommateur qui achète ailleurs alors que l’offre existe sur son territoire.

Marie-Claude Durette, directrice du développement à la MRC de la Vallée-du-Richelieu, collabore avec différentes chambres des commerce. « Nous sommes préoccupés par les retombées économiques qu’engendre l’achat local. Ces commerces sont menés par des gens implantés et impliqués. Ils ont un impact positif dans leur communauté. »

Plus dispendieux, le local

Les ressources financières étant limitées, l’argument justifié du coût est souvent utilisé quand vient le temps de choisir où acheter.

« Il y a un coût à acheter ailleurs. Un coût de déplacement, un coût écologique, particulièrement quand tu achètes sur le Web et que le produit ne répond pas aux attentes. Également, l’expertise et le service des commerçants, ce n’est pas négligeable. Ça a une valeur ajoutée », rétorque Sébastien Dion.

« Je ne suis pas d’accord non plus. L’achat local peut même être une activité familiale en soi à peu de frais. C’est l’occasion de découvrir du paysage, de profiter de sites uniques, de discuter avec des artisans, d’échanger sur leur histoire et leurs méthodes qui diffèrent d’un endroit à l’autre », renchérit Brigitte Marcotte.

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Claude de Varenne
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Claude de Varenne

Totalement d’accord sans oublié la courtoisie et la gentillesse de nos producteurs