L’achat de maisons devenu difficile

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
L’achat de maisons devenu difficile
Le marché immobilier est de plus en plus cher, et les maisons, de plus en plus rares. (Photo : archives)

La pandémie a entraîné une hausse importante des prix des propriétés en vente sur le marché, rendant l’acquisition d’une maison plus difficile pour beaucoup d’acheteurs potentiels.

Pour Étienne Gérin-Lajoie, courtier immobilier chez RE/MAX à Chambly,
« on parle d’un marché devenu spectaculaire. Personne n’avait vu ça venir. Même le PDG de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Evan Siddall, s’est trompé ».

« On parle d’un marché devenu spectaculaire. Personne n’avait vu ça venir. » – Étienne Gérin-Lajoie

Des prévisions infaisables

M. Gérin-Lajoie fait référence au fait qu’en mai dernier, la SCHL misait sur une baisse des prix des maisons entre 9 et 18 %, et prévoyait une augmentation des défauts de paiements hypothécaires. « Un an plus tard, le PDG de SCHL s’est excusé, car c’est le contraire qui s’est produit. Mais si la SCHL ne pouvait prédire ce qui allait se passer, personne ne le peut. Je n’ai aucune idée de ce qui s’en vient, ça pourrait durer longtemps ou s’arrêter d’un coup. »

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire, le Québec fait face à un marché immobilier de plus en plus cher et à un taux de défauts de paiements hypothécaires qui reste relativement stable, autour de
0,22 %.

La rareté des maisons

« On a des taux très bas, mais une capacité d’emprunt plus haute. Et le pouvoir d’achat diminue. Il faut savoir que le marché en est un favorable, mais que c’est la rareté du produit qui constitue un problème. Et c’est très difficile pour les jeunes. Il faut avoir les poches profondes. »

Ce constat fait écho aux témoignages reçus de jeunes diplômés, à l’emploi depuis trois ans, qui avaient économisé pour s’acheter une résidence sur la Rive-Sud, mais à qui l’on a déconseillé de se lancer maintenant.

Le marché de Chambly

« Pour vous donner une idée, durant les trois premiers mois de 2019, à Chambly, on a vendu 96 propriétés de type résidence unifamiliale au prix médian de 325 250 $. Elles mettaient alors 70 jours à se vendre. En 2020, au temps homologue, et toujours à Chambly, on parle d’un prix de 375 000 $, d’un délai de 46 jours et de 88 résidences vendues. En 2021, on a plutôt un prix monté à
475 000 $, des ventes réalisées en seulement 23 jours, mais 73 propriétés vendues. On constate une rareté accentuée des maisons, qui partent très vite. Mais des ventes en 23 jours, je n’avais jamais vu ça en 30 ans de carrière! », d’observer M. Gérin-Lajoie.

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