L’accès aux médecins de famille

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
L’accès aux médecins de famille
Le gouvernement a déposé un projet de loi pour favoriser l’accès à un médecin de famille. (Photo : capture d'écran)

Le 11 novembre dernier, le gouvernement a procédé au dépôt d’un projet de loi visant à pallier le manque d’accès aux médecins de famille, un problème qui ne date pas d’hier.

Selon les données de la Régie de l’assurance maladie du Québec, en 2020, 81,4 % des Québécois, incluant 78,4 % de la population montérégienne, étaient inscrits auprès d’un médecin de famille. En 2021, on compte maintenant 800 000 patients orphelins au Québec. Au centre de la Montérégie, alors que 74 % de la population est inscrite auprès d’un médecin de famille, le quart en est laissé pour compte.

26 %
C’est le pourcentage de la population de la Montérégie-Centre qui n’a pas de médecin de famille

La solution du gouvernement

Dans le projet de loi 11, le gouvernement entend améliorer sa gestion des données afin d’en assurer le partage de façon plus fluide au sein du réseau de santé et de pouvoir suivre la prise en charge des patients par les omnipraticiens à l’échelle régionale. Le projet prévoit également l’instauration d’une nouvelle plateforme de prise de rendez-vous, « qui (permettra) aux Québécois d’avoir des rendez-vous dans des délais raisonnables », promet le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé.

La réponse du Syndicat des médecins

Dans un récent communiqué, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a dit apprécier « le ton posé du ministre Dubé et son appel à la collaboration ». Toutefois, le syndicat professionnel affirme que les médecins omnipraticiens sont « dubitatifs par rapport au contenu du projet de loi 11 ». Préconisant « l’ajout d’autres professionnels dans les GMF (infirmières, psychologues, travailleurs sociaux) » pour diminuer la charge administrative des médecins, la FMOQ fait valoir que « l’ajout de bureaucratie et d’obligations supplémentaires pour les médecins de famille est d’ailleurs à éviter à tout prix », et qu’ « il sera important de s’assurer que le projet de loi 11 n’emprunte pas cette voie au bout du compte ».

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