La technologie pour les athlètes

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
La technologie pour les athlètes
Olivier Desjardins et Lysanne Richard nous parlent des bienfaits de la technologie en sport et en santé. (Photo : courtoisie et archives)

Des athlètes de Chambly nous parlent des bienfaits de la technologie dans les domaines du sport et de la santé, selon leur propre expérience.

Pour Olivier Desjardins

Lorsqu’il s’agit de parler de la capacité des milieux sportifs à s’adapter au contexte sanitaire, la technologie émerge comme une ressource indispensable, sans laquelle les compétitions et les entraînements de plusieurs disciplines auraient été interrompus de façon dramatique pour les athlètes. Pour plusieurs jeunes sportifs, c’est l’application Strava qui a sauvé la mise aux athlètes et qui leur a permis de suivre les entraînements de leurs modèles tout en les motivant pendant la pandémie. C’est le cas pour le jeune champion de triathlon chamblyen, Olivier Desjardins. « Dans le monde du triathlon, je suis un peu geek (passionné et technophile) et j’aime ça fouiller et faire des recherches, puis regarder les entraînements des pros. Je le fais notamment sur Strava, qui existe depuis quelques années, mais que j’utilise depuis un an. »

« C’est comme un réseau social, mais d’athlètes. Chaque athlète va y mettre son entraînement, que ce soit de la natation, de la course, du vélo de montagne ou d’escalade, du patin, il y a vraiment de tout. Tu peux t’abonner à des personnes pour suivre leurs entraînements. Moi, par exemple, je suis l’entraînement de l’athlète norvégien Kristian Blummenfelt. Ce ne sont pas tous les pros qui mettent l’intégralité de leurs entraînements, mais lui, il le fait », d’indiquer le jeune athlète. « Du coup, moi aussi je mets tous mes entraînements sur la plateforme. D’une part, y voir ma propre progression au cours des mois me motive, et d’autre part, y voir celle des pros me montre ce que je dois faire pour atteindre leur niveau. J’y vois aussi des compétiteurs de mon âge et on regarde ce que l’on a fait, puis on s’écrit pour s’en parler. On ne peut pas encore converser par messages privés sur Strava, mais on peut commenter les publications des utilisateurs. »

Du côté de Strava, on se définit comme étant une application « conçue par des athlètes, pour des athlètes » qui rassemble, avec le site Internet, « des millions de coureurs et de cyclistes autour du sport qu’ils aiment ».

« Le fait de donner des conférences en mode virtuel me permet aussi de rejoindre beaucoup plus de monde. » – Lysanne Richard

Pour Lysanne Richard

« Dès le début de la pandémie, on s’est ajustés. Dans mon cas, c’est surtout pendant la première vague qu’on a utilisé beaucoup de technologie, notamment les applications comme Zoom et Facetime, ou simplement de captation. », indique la plongeuse de haut vol, Lysanne Richard, également de Chambly. « Mon entraîneur, Stéphane Lapointe, a vraiment fait un suivi avec tous ses athlètes, même lorsque tout était fermé. On avait un programme à suivre et des choses à faire. Nous lui envoyions des vidéos et il corrigeait nos simulations. Il y avait un bon potentiel d’amélioration grâce à cette méthode à distance. » Elle reconnaît l’utilité de la technologie pour continuer d’offrir ses conférences, qu’elle rapporte être de plus en plus en demande. « Le fait de donner des conférences en mode virtuel me permet aussi de rejoindre beaucoup plus de monde. »

Des compétitions épargnées

Grâce aux captations, certaines disciplines s’en sont sorties mieux que d’autres, notamment dans les épreuves solo, pour continuer les compétitions et les entraînements. « Dès que la pandémie est arrivée, la communauté de natation artistique a continué les entraînements virtuellement. On a donc aussi imaginé des compétitions virtuelles, chose que les sports ‘‘jugés’’, comme la natation artistique, ont pu se permettre », nous expliquait en entrevue Stéphane Côté, directeur des communications et événements de Natation artistique Canada.

L’entraînement cérébral

En matière de santé pour les sportifs, les bénéfices de la technologie sont de plus en plus notables. Remise d’une commotion cérébrale subie il y a quelques années, Mme Richard est la preuve vivante des bienfaits de l’innovation lorsqu’il s’agit d’entraîner son cerveau.

En 2016, elle entame un entraînement cérébral avec David Tinjust Ph.D., docteur en neurosciences, à la suite d’une commotion. « David est spécialiste en entraînement cognitif », raconte l’athlète chamblyenne, qui se remémore le travail réalisé. « Il est connu pour avoir développé la méthode Apexk. Il est aussi spécialiste de la réhabilitation post-commotion, qui permet de recouvrer toutes les aptitudes de notre cerveau. Ensemble, on a travaillé à récupérer mes capacité visuo-cognitives, car je ne savais pas que je les avais partiellement perdues. On a aussi beaucoup travaillé avec les signaux et le temps de réaction, les réactions motrices, etc. Ce qu’il fait est vraiment très intéressant, et dans mon cas, ça a complètement changé ma performance. À la fin des séances, il envoie des rapports électroniques pour que l’on voie nos résultats; ça se voyait dans mes courbes. »

L’entreprise de M. Tinjust, qui a des bureaux à Saint-Bruno-de-Montarville, se définit comme étant développeuse de solutions technologiques pour l’amélioration, l’entretien et la réhabilitation des fonctions motrices et cognitives. C’est en effet grâce à des protocoles précis et personnalisés que M. Tinjust parvient à entraîner ces fonctions cérébrales chez les athlètes qui en forment la clientèle.

« Nous travaillons aussi avec la réalité virtuelle et le casque oculus. », révèle le docteur Tinjust. Questionné à savoir si ses innovations seraient accessibles à la population générale, il admet que « pour l’instant, elles ne sont disponibles que pour les athlètes professionnels qui participent au programme », mais que d’offrir ses services à plus grande échelle faisait partie des projets en cours.

Notons que selon Statistique Canada, la commotion cérébrale serait une blessure couramment impliquée lors d’accidents aux conséquences fatales, et que pour l’année 2016-2017, ont recensait 46 000 cas de commotion cérébrale chez les jeunes âgés de 5 à 19 ans dans le réseau des services d’urgence des hôpitaux. « Le hockey sur glace, le rugby et la ringuette sont les sports qui entraînent le plus grand nombre de lésions cérébrales chez les enfants et les jeunes âgés de 5 à 19 ans, soit entre 27 et 44 % de toutes les blessures survenues durant la pratique de ces sports », indique l’organisation.

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michel vernet
michel vernet
1 mois

pour les triathlètes qui aiment essayer les nouveautés, je signale le vizzzz https://www.tenrev.com/miroir-position-aero qui est un petit miroir de position aéro, pour bien baisser la tête en contre la montre !