La situation concernant l’itinérance empire

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Par Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
La situation concernant l’itinérance empire
La Maison Stéphane Fallu fait partie des acteurs aidant les jeunes en difficulté. (Photo : Julien Dubois)

L’heure est au dénombrement de personnes itinérantes actuellement dans la province. Avant la fin des comptes, les services sociaux tiennent à souligner l’évidence d’une aggravation de la situation à Chambly et ses alentours.

L’automne poursuit son cours et les températures commencent à baisser sérieusement. De quoi inquiéter davantage les intervenants du Centre intégré de santé et de services sociaux de Montérégie-Centre, qui attendent actuellement le retour de plusieurs centres d’aide concernant le nombre de personnes en proie à l’itinérance dans la région. « C’est une photo de la situation, commente Alexandre Millot, éducateur spécialisé au programme de stabilité résidentielle avec accompagnement. À Chambly, l’itinérance est moins visible, car les gens concernés se rendent à la Halte du coin, à Longueuil, ou au Centre de jour à Saint-Jean-sur-Richelieu. »

Logement abordable

La principale raison de cette augmentation de l’itinérance se trouve dans la crise du logement, selon le spécialiste : « Même les salariés avec des revenus stables sont touchés! Les prix des loyers ont augmenté, mais les appartements et maisons ouverts à la location et libres sont devenus nettement plus rares. Les entreprises rachètent des logements et sont plus strictes sur les critères de sélection. En ajoutant que beaucoup de Montréalais viennent s’installer ici actuellement, ces personnes doivent donc aller plus loin encore pour trouver un foyer. »

La pandémie a joué un rôle aussi important, selon Julie Lapointe, directrice adjointe du programme santé mentale et dépendances : « L’isolement lors du confinement a poussé certaines personnes vers leurs addictions, comme la drogue, l’alcool ou les jeux d’argent. C’est très compliqué d’en ressortir. »

Sortir justement de cette situation. Beaucoup aimeraient pouvoir le faire en trouvant un emploi. Une issue qui pourrait bien être favorable en situation de pénurie de main-d’œuvre : « Ce n’est pas vraiment le cas, poursuit Julie Lapointe. Si la personne possède un dossier criminel, elle est souvent mise de côté par les employeurs. Et à la fin, c’est compliqué de digérer plusieurs refus. »

Les entreprises recherchant des employés peuvent contacter le CISSS au 450 346-2222, poste 8421.

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