La résidence Rivière Richelieu fête sa première centenaire

La résidence Rivière Richelieu fête sa première centenaire

COMMUNAUTÉ. « 100 ans, c’est émotionnant », lance vivement Cécilia Boyer, devenue la première centenaire de la résidence Rivière Richelieu le 19 octobre dernier. Pour l’occasion, le Journal s’est entretenu avec la fêtée pour voyager dans ses souvenirs.

Née à Dorval dans une famille modeste de 12 enfants, Cécilia Boyer est arrivée à Chambly avec sa jeune famille. Elle se souvient que ses trois enfants aimaient beaucoup leur vie ici, profitant du bassin pour jouer dans l’eau.

Selon Mme Boyer, le quotidien a bien changé avec le temps. « À l’époque, on n’était pas riches, mais on s’aidait beaucoup. Aujourd’hui, on ne connaît même plus nos voisins. L’indépendance qu’ils appellent », note-t-elle.

En survolant les photos de Cécilia Boyer, nous tombons sur une image en noir et blanc prise avec son mari. Elle confie alors s’être questionnée avant de l’épouser en 1946. « Il était plus petit que moi et ça me dérangeait au début. Ensuite, j’ai réalisé qu’il fallait le marier pour ce qu’il est », raconte avec un sourire la résidente.

Son époux est décédé très jeune, à l’âge de 53 ans du lupus. Après que ses enfants aient quitté la maison, Mme Boyer en a alors profité pour voyager avec sa sœur. Parcourant le Canada et l’Europe, le plus beau voyage selon elle demeure sa croisière dans les îles grecques.

« Pendant plusieurs années, nous partions pour trois mois le lendemain du jour de l’An avec ma sœur en Espagne, au Portugal et en Floride », raconte-t-elle. Ayant appris l’anglais en travaillant pendant la Deuxième Guerre mondiale, Mme Boyer a pu parcourir le monde avec sa sœur pour multiplier les souvenirs, toujours bien ancrés dans sa mémoire.

Si elle estime qu’on ne se rend pas à 100 ans sans bobos, ce n’est pas ce qui va arrêter Cécilia Boyer à être active. Elle a d’ailleurs préféré ne pas encombrer son appartement de trop de meubles afin de lui permettre d’avoir un espace assez grand pour se dégourdir les jambes.

« Je ne veux pas faire la morale à personne, mais il ne faut pas toujours rester assis », assure-t-elle.

Redoutable adversaire au jeu Scrabble, Cécilia Boyer lit beaucoup et suit l’actualité. Grande passionnée de hockey, elle suit religieusement les matchs du Tricolore, spécifiant que son joueur favori est le sympathique défenseur P.K. Subban.

Le début de saison a tout pour exciter la centenaire, qui s’emballe du début de saison historique pour le Canadien de Montréal.

Une deuxième maison

Cécilia Boyer lève son chapeau aux services et aux soins qu’elle reçoit à la résidence Rivière Richelieu. L’équipe a d’ailleurs souligné son anniversaire en compagnie des quatre générations de sa famille, avec un beau gâteau à l’image d’un jeu de Scrabble.

Pour remercier tout le personnel et les résidents pour les vœux qu’elle a reçus, Mme Boyer a écrit une carte qu’elle a déposée au babillard de la résidence. « Merci à tous ceux qui, de près ou de loin, nous aident à continuer dans la vie. Ce n’est pas toujours facile », écrit-elle dans sa carte.

C’est un regard rempli de sérénité que pose Mme Boyer sur sa vie, dépourvu de tout regret, avec la seule satisfaction d’avoir accompli tous ses rêves.

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