Chambly : la muselière et le collier étrangleur sont obligatoires

Chambly : la muselière et le collier étrangleur sont obligatoires

Chambly, à l’instar de plusieurs municipalités, n’interdit pas la présence de chiens de type pitbull sur son territoire. (Photo : archives)

À Chambly, les propriétaires de chiens de type pitbull doivent munir leur animal d’une muselière lorsqu’ils promènent leur animal à l’extérieur de leur résidence.

« La muselière est obligatoire pour les chiens de race pitbulls, bull terrier, Staffordshire bull terrier, American bull terrier et American Staffordshire terrier ainsi que leurs hybrides et croisements lorsqu’ils se retrouvent à l’extérieur d’une propriété privée », lit-on dans le règlement numéro 2016-1341 adopté en août 2016.

« Tout propriétaire qui sait que son chien est moindrement nerveux doit lui faire porter une muselière. » – Michel Larose

Celui-ci spécifie en outre que « tous les chiens de plus de 20 kg doivent porter un licou ou un collier étrangleur “choker” lorsqu’ils se retrouvent à l’extérieur d’une propriété privée ».

La Ville de Chambly devrait incessamment ajouter ces deux paragraphes du règlement dans l’article 18, lequel figure dans le document du règlement 2016-1332 concernant les animaux. Celui-ci est facilement accessible sur le site Internet de la Ville contrairement au premier.

« Je me suis posé la même question », s’interroge le directeur général, Michel Larose qui précise qu’il y a eu un ajout au règlement principal, mais ce complément se trouvait dans un autre fichier, d’où la difficulté de le trouver.

« Ça n’enlève absolument rien à ce que je vous ai dit : tout propriétaire qui sait que son chien est moindrement nerveux doit lui faire porter une muselière. »

Le directeur général réagissait dans nos pages de notre dernier numéro à la suite de la décision du ministre de la Sécurité publique de ne pas interdire la présence de chien de race pitbull dans la province. Le ministre Martin Coiteux s’était basé sur l’absence de consensus des scientifiques, mais également sur l’insurmontable difficulté d’appliquer l’interdiction sur le terrain.

À ce sujet, Michel Larose relève lui aussi ces inconvénients. « Mes inspecteurs ont d’autres choses à faire de même que les policiers, mais ces derniers peuvent appliquer le règlement s’ils voient des chiens pitbull sans muselière. »

Le ministre avait pris cette décision après des consultations et après que des chiens de race pitbulls étaient impliqués dans des morsures graves et même la mort d’une résidante à Montréal.