Assemblée du conseil : la majorité dénonce l’ambiance « inadmissible »

Assemblée du conseil : la majorité dénonce l’ambiance « inadmissible »

De gauche à droite, Paula Rodrigues, Jean Roy et Julia Girard-Desbiens. (Photo : SM)

Jean Roy, maire suppléant de Chambly, et les conseillères Paula Rodrigues et Julia Girard-Desbiens dénoncent l’ambiance « inadmissible » de la dernière assemblée ordinaire du conseil.

« On vit de l’intimidation, affirme M. Roy lors d’un point de presse tenu jeudi. C’est inadmissible; des gens hargneux. On les connaît : ce sont des sympathisants de Démocratie Chambly et du Mouvement des citoyens de Chambly. »

Mme Rodrigues raconte avoir été traitée de « garce, vache et traître ». M. Roy ajoute qu’« à la fin de la séance, il y a quelqu’un qui s’est levé et a injurié Mme Rodrigues ». Celle-ci dit ne pas connaître cet homme. « Il m’a fixée d’un regard haineux; je ne me suis pas laissée intimider. » L’incident a eu lieu lorsqu’elle « a pris la parole à plusieurs reprises contre l’ajout (propositions) à l’ordre du jour par l’opposition ».

« Il m’a fixée d’un regard haineux; je ne me suis pas laissée intimider. » – Paula Rodrigues

M. Roy accuse l’opposition d’avoir « paqueté » la salle et veut des excuses. MMes Rodrigues et Girard-Desbiens ont insisté sur leurs rôles et leurs responsabilités de prendre des décisions en tant que conseillères élues. « Empêcher le déroulement (de la séance), c’est une attaque directe contre la démocratie », a tenu à ajouter M. Roy.

L’opposition se prononce

Mario Lambert, conseiller de l’opposition, a été témoin de l’incident contre Mme Rodrigues. « C’est la première fois que je le vois. Il ne semblait pas être au courant du décorum; il s’exprimait haut et fort et il a été rappelé à l’ordre par M. Roy, qui a fait la même chose avec d’autres personnes. »

M. Lambert rejette les accusations d’avoir « paqueté » la salle. « On n’incite pas nos sympathisants à utiliser un langage ordurier. On n’adhère pas à ça. » Le conseiller dit que sa formation condamne le geste contre Mme Rodrigues et va « appeler les gens au calme ».

« Pour être franc, poursuit-il du même souffle, ils décident; ils ne veulent pas débattre. On encourage les gens à venir. Ça fait partie de la joute politique que les citoyens donnent leur opinion, mais de façon ordonnée. »