Une grève qui retarde des projets

Photo de Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Une grève qui retarde des projets
Les travaux liés à l'usine d'épuration de Saint-Mathias-sur-Richelieu sont retardés. (Photo : capture d'écran)

La grève des ingénieurs du gouvernement du Québec, en vigueur depuis le 22 avril, retarde certains dossiers sur le territoire.

« Il y a une grève des ingénieurs du gouvernement du Québec, ce qui fait que plusieurs gros projets sont retardés, et à Saint-Mathias-sur-Richelieu, le gros projet que nous avons, c’est l’usine de traitement des eaux usées. Il faut donc prévoir des délais, ce qui nous rend un peu mal à l’aise, dans la mesure où on aurait aimé que ça accélère », a déclaré le maire de Saint-Mathias-sur-Richelieu, Sylvain Casavant, le 9 mai en séance ordinaire du conseil municipal. La grève devrait retarder d’autres projets menés dans les villes du territoire.

« Il y a un rattrapage immense à faire pour rejoindre la moyenne des salaires des ingénieurs des autres secteurs publics (…) » – Marc-André Martin, président de l’APIGQ

Un rappel des motivations

Rappelons que les ingénieurs, en grève depuis un peu moins de trois semaines, ont interpellé le ministre des Transports, François Bonnardel, afin qu’il s’implique dans les négociations avec la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, en vue d’une résolution du confit de travail.

L’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) estime que le Conseil du trésor doit en faire plus pour renforcer l’expertise interne du ministère des transports, notamment quant au recrutement de ressources d’expérience.

« L’ingénieur civil travaillant au Gouvernement a le pire salaire du Québec, tant au secteur privé qu’au secteur public. Même certaines villes de moyenne taille paient mieux leurs ingénieurs. Il y a un rattrapage immense à faire pour rejoindre la moyenne des salaires des ingénieurs des autres secteurs publics, mais aujourd’hui, on ne demande rien de plus que d’être aussi en retard sur notre marché de référence que les autres professionnels du Gouvernement du Québec. Avec un rattrapage salarial de 14,7% qui s’ajouterait aux augmentations économiques, on rentrerait au travail demain matin. C’est une demande très raisonnable considérant les circonstances aussi graves », a déclaré par communiqué de presse le président de l’APIGQ, Marc-André Martin.

Marc-André Martin, président de l’APIGQ
Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires