La gale fait encore parler d’elle

Par Annabelle Baillargeon
La gale fait encore parler d’elle

SANTÉ. Si vous croyiez que la gale est une maladie éradiquée depuis longtemps, et bien, détrompez-vous! Il y a encore des cas de cette pathologie qui ont été récemment signalés en Montérégie.

Une dame de Rougemont qui a préféré taire son nom affirme en avoir eu les symptômes. Au départ, les médecins lui avaient diagnostiqué à elle et d’autres membres de sa famille de l’eczéma. Pourtant les traitements pour traiter le problème ne fonctionnaient pas.

« C’est après avoir communiqué avec Infosanté qu’on m’a mentionné que j’avais les symptômes de la gale. On m’a conseillé d’aller chercher le traitement, qui est en vente libre à la pharmacie. Après le traitement, tout a été guéri », raconte-t-elle.

La docteure Patricia Hudson de la Direction de santé publique de la Montérégie confirme que des cas ont été répertoriés dans la région, bien que ce ne soit pas une maladie très courante.

« Nous sommes appelés pour ce type de cas à l’occasion. C’est fréquent au point d’accorder l’espace d’un chapitre dans nos guides que l’on remet aux écoles et dans les milieux de garde », situe-t-elle en exemple.

Il est difficile de chiffrer le phénomène, puisque les cas ne sont pas comptabilisés. De plus, la gale ne figure pas parmi les maladies à déclaration obligatoire.

Maladie très contagieuse

Comme l’explique Dre Hudson, la maladie se transmet par le contact de peau à peau. Les contacts doivent être prolongés ou répétés. Ainsi, les membres de la famille ou les amis proches sont sujets à être contaminés.

Le problème émerge de mites qui entrent sous la peau pour y faire des sillons où ils pondront leurs œufs. Un délai de trois à quatre semaines peut se dérouler avant que le patient ne ressente les démangeaisons, qui sont la plupart du temps situées dans le creux des doigts, sur les mains et sur les coudes.

C’est pourquoi Dre Hudson conseille de traiter tous les membres de la famille et les proches de la personne atteinte en même temps pour éviter la propagation.

« On applique une crème pour une période de 12 heures, un peu comme les traitements qui existent pour les poux. Après le traitement, il faut savoir que les démangeaisons peuvent encore durer quelque temps », mentionne la spécialiste.

Cette dernière admet qu’étant donné la période tampon entre l’infection et les symptômes, il peut être assez difficile pour les médecins de diagnostiquer la gale.

La citoyenne de Rougemont invite les citoyens à se méfier s’ils ont des problèmes de peau persistants et d’en parler à leur médecin. « Malheureusement, la gale est encore une maladie mal vue. C’est considéré un peu comme au même titre que les ITS », se désole-t-elle.

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