La ferme pédagogique : une activité pour toute la famille

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
La ferme pédagogique : une activité pour toute la famille
La ferme pédagogique et la papillonnerie seront ouvertes aux clients tout l’été. (Photo : Chloé-Anne Touma)

Cette année, ce sont les animaux de la ferme pédagogique Guyon qui volent la vedette aux autres attractions estivales, attirant touristes et locaux sur le territoire.

Depuis l’annonce de son ouverture cet été, la ferme pédagogique, attendue comme à chaque année, connaît un franc succès auprès des enfants, de leurs parents, mais aussi de leurs écoles, puisque la ferme reçoit la visite, en moyenne, de 100 à 125 groupes scolaires, y compris de Montréal-Nord.

Une variété d’espèces

Petits et grands peuvent y aller pour nourrir les chèvres et les alpagas, entrer dans l’enclos à lapins, flatter la vache Katrina, admirer les poules, saluer l’âne ou le cheval miniature, ou encore Taz, le cochon vietnamien, et voir des centaines de papillons tournoyer autour d’eux à la papillonnerie. « On travaille avec des fermes d’élevage de papillon basées aux Philippines, au Costa Rica, au Mexique et en Malaisie. Ce sont vraiment des papillons qui viennent d’endroits tropicaux. C’est une serre tropicale, une place où il fait chaud, pour le bien du papillon et de son développement. On les reçoit en chrysalides dans des colis. Ça prend de deux jours à une semaine avant que les papillons émergent. », explique le directeur de l’expérience client, Sébastien Cliche.

« La ferme pédagogique, c’est l’occasion d’avoir accès à autre chose que le petit livre des animaux de la ferme qu’on lit quand on est jeune. » – Sébastien Cliche

Une activité éducative

« C’est important d’avoir des initiatives comme celle-là pour faire comprendre aux jeunes l’importance d’avoir des fermes », entame M. Cliche. « En intéressant les plus jeunes, on peut leur inculquer les bonnes valeurs quant à l’importance de l’agriculture au Québec, de consommer local et de travailler avec les gens qui sont autour de nous aussi, d’où le fait d’avoir une activité qui s’adresse à la famille et aux enfants, particulièrement en bas âge. Il faut les éduquer pour qu’ils sachent que le lait vient de la vache, les œufs, de la poule, que la poule brune fait des œufs bruns et que la blanche en pond des blancs, comment on fait le beurre, etc. Que tout ne vient pas de l’épicerie au départ. »

Une méconnaissance en milieu urbain

Pour Sébastien, « tout dépend d’où l’on vient. Si l’on regarde les milieux plus ruraux, on y est plus conscients de la réalité par le fait que notre entourage possède des fermes. Mais les gens qui viennent de milieux plus urbains, incluant les adultes, ne sont pas nécessairement au courant non plus.Nous nous sommes déjà fait dire par une maman que notre vache Jersey (petite vache brune) était plutôt un chevreuil, c’est pour dire! », relate Sébastien. « La ferme pédagogique, c’est l’occasion d’avoir accès à autre chose que le petit livre des animaux de la ferme qu’on lit quand on est jeune. »

 

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