La femme qui saute dans le vide

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Par Jean-Christophe Noël
La femme qui saute dans le vide
Le corps de l’athlète Lysanne Richard bénéficiera d’une période de clémence supplémentaire. (Photo : archives)

En attendant le début officiel des compétitions de plongeon de haut vol, la Chamblyenne Lysanne Richard participera à deux événements à faire frissonner ceux dont les hauteurs représentent une phobie.

C’est à Bali, le 16 mai, que la plongeuse amorcera sa saison. D’ici là, Mme Richard offrira en prestation son savoir-faire à quelques reprises.

« À Montréal en lumière, je vais faire des démonstrations extérieures de plongeon de haut vol. Je vais plonger dans un réservoir hors terre rempli d’eau chauffée », annonce l’athlète qui s’exécutera en plein centre-ville de la métropole lors des deux dernières fins de semaine de février.

Étant habituée d’atterrir en eau plus profonde, la femme de 38 ans relèvera un tout autre défi, devant réévaluer son entrée dans un réceptacle de trois mètres de profondeur à la suite d’une chute s’échelonnant sur 22 mètres.

« Je dois vraiment changer ma trajectoire rapidement dès que j’arrive dans l’eau pour perdre immédiatement ma vitesse et dévier vers les parois du bassin plutôt que vers le fond. Je ne peux donc pas effectuer les mêmes manœuvres; ce sont des plongeons simplifiés », dit celle qui renouvelle la définition du mot “ simplifié “.

Autre démonstration

Lors des Diving World Series de la Fédération internationale de natation (FINA) se déroulant au Stade olympique de Montréal, du 28 février au 1 mars, Lysanne Richard en ajoutera. Pendant cette compétition majeure regroupant l’élite internationale en plongeon régulier, elle fera, une fois de plus, la démonstration du sport qu’elle représente fièrement et qui tarde à faire sa place aux Jeux olympiques.

« Nous n’avons toujours pas de réponse quant à la présence du plongeon de haut vol aux Jeux olympiques de 2020. Nous sommes en train de nous faire à l’idée que ça ira en 2024 » exprime la sportive, qui gagne sa vie en faisant des conférences en entreprises, dans les écoles, dans les clubs sportifs, etc.

Deux prix dans la poche

Au cours des derniers mois, la femme qui savoure les joies de la gravité a raflé deux honneurs. Elle a gagné le Prix Vague positive lors du Gala de Diving Plongeon Canada. La catégorie reconnaît l’athlète comme étant un modèle positif dont les actions, les idées et les valeurs ont un impact sur les autres d’une manière positive; et/ou d’un athlète qui incarne l’esprit du sport et utilise sa plateforme pour enrichir sa collectivité.

Non rassasiée, elle a récidivé en recevant un prix des mains de l’Association La Voix des Sportifs, entité française. Cette fois, c’est en tant qu’athlète de l’année, à travers la francophonie mondiale, qu’elle s’est distinguée.

Itinéraire à faire saliver

Autre qu’à Bali en Indonésie, Lysanne Richard plongera cette saison dans les pays suivants : France, États-Unis, Italie, Norvège, Portugal, Bosnie-Herzégovine, Australie et possiblement la Russie. Un parcours à faire saliver le plus érudit des globe-trotters.

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