La basse altitude mise en cause dans l’écrasement d’avion à Rougemont

Par Martine Veillette
La basse altitude mise en cause dans l’écrasement d’avion à Rougemont
L’avion qui a subi l’accident. (Photo : courtoisie - BST)

Selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), l’avion ultraléger qui s’est écrasé dans un verger de Rougemont le 1er juillet volait à une trop basse altitude.

Le BST a rendu public son rapport le 17 janvier. On y indique que le propriétaire de l’avion en a fait l’achat en janvier 2019. Il prévoyait suivre une formation pour obtenir un permis de pilote. Celui qui pilotait l’avion au moment de l’accident était un ami du propriétaire. Ce dernier était passager.

Le pilote, qui détenait un permis depuis mai 2016, a effectué un premier vol de l’aérodrome, où se trouvait l’avion, jusqu’à sa piste privée. Ce vol a été effectué « selon les règles de vol à vue » et s’est déroulé sans incident. Le propriétaire de l’avion l’a rejoint à cet endroit. L’avion a décollé de nouveau vers 11 h 25, avec les deux personnes à bord.

« Vers 11 h 33, l’avion aurait survolé un verger à Rougemont à basse altitude en tournant dans le sens antihoraire. Vers 11 h 35, l’avion a changé de sens et a tourné en direction nord-est. Il a perdu de l’altitude et s’est écrasé dans les arbres du verger », peut-on lire dans le rapport.

Il est tombé dans le verger du Domaine de Lavoie. Deux pommiers ont dû être coupés et d’autres ont eu des branches cassées. Selon le rapport, l’aéronef a percuté deux rangées d’arbres et s’est immobilisé dans la troisième.

200 pieds

C’est l’altitude à laquelle volait l’aéronef avant l’écrasement.

Les deux occupants, un résidant de Saint-Jean-sur-Richelieu âgé de 51 ans et un de 66 ans de Mont-Saint-Grégoire, ont perdu la vie dans cet accident.

Causes

Le BST souligne que « les conditions météorologiques étaient propices pour effectuer ce vol ». Cet élément n’a pas été retenu pour comme cause à l’accident.

Il mentionne que l’aéronef aurait survolé le verger à très basse altitude, soit moins de 200 pieds au-dessus du sol alors que le Règlement de l’aviation canadien stipule qu’il est interdit de voler à moins de 500 pieds de toute personne, navire, véhicule ou structure. L’avion ultraléger survolait donc les arbres.

« Il est permis de voler à moins de 200 pieds au-dessus du sol, à la condition d’être à plus de 500 pieds sur le plan horizontal de toute personne, tout navire ou toute structure. Toutefois, on sait que voler intentionnellement à basse altitude augmente les risques d’accident », précise-t-on dans le rapport.

De plus, on ajoute que le « champ visuel du pilote est réduit à basse altitude. Par conséquent, le pilote a moins de temps pour manœuvrer et éviter les obstacles ainsi que le relief ».

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