Kasscrout : un jeu de l’UPA

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Par Chloé-Anne Touma
Kasscrout : un jeu de l’UPA
L’Union des producteurs agricoles (UPA) lance un jeu virtuel pour maintenir le dialogue entre les agriculteurs et les familles québécoises durant le temps des Fêtes. (Photo : courtoisie)

L’UPA vient de lancer le jeu interactif Kasscrout, « une extraordinaire épopée virtuelle dans le monde agroalimentaire » afin d’éveiller les enfants de 9 à 12 ans et leurs familles à la diversité agricole du Québec durant le temps des Fêtes.

Disponible depuis le 9 décembre sur le site kasscrout.ca, le jeu gratuit se présente sous forme de parcours et d’évolution au sein d’un univers coloré reflétant les réalités du milieu agricole québécois. Divers types de faune, de climat et de producteurs y sont représentés. Les participants doivent y remplir des missions tout en s’instruisant sur les processus de production des produits alimentaires qui se retrouvent normalement dans leur assiette.

« C’est vraiment calqué sur la réalité du territoire agricole. » – Jérémie Letellier

Intéresser les jeunes aux réalités agricoles

Le président de l’UPA, Jérémie Letellier, explique que le jeu a été développé en six mois, avec l’objectif de maintenir le dialogue entre les agriculteurs et les familles, en sachant que les événements portes ouvertes des fermes ne pourraient avoir lieu en raison de la pandémie. « C’est vraiment orienté sur la famille, pour que les enfants puissent en apprendre le plus possible. Le jeu est vraiment fait de sorte à faire ressortir les caractéristiques et particularités propres de chaque région. C’est vraiment calqué sur la réalité du territoire agricole. » M Letellier n’écarte pas l’idée de développer des ententes avec les écoles pour que le jeu soit encore plus accessible aux élèves, mais réitère que l’objectif visé par l’initiative est vraiment d’occuper les enfants durant le temps des Fêtes, à la maison.

Christine Aubin, administratrice du syndicat des agricultrices de Rouville et deuxième vice-présidente des agricultrices de la Montérégie Est, est productrice laitière et co-propriétaire de la Ferme P. et M. Daignault senc à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Elle se montre très enthousiaste à l’idée de faire connaître le jeu, notamment à ses propres enfants. « Même s’ils baignent déjà dedans. »

Elle ajoute que « le jeu a été lancé un peu dans le même esprit que l’application Mangeons local, qui vise à faire découvrir les produits des fermes de nos régions et ainsi à encourager les producteurs d’un peu partout. Avec Kasscrout, c’est un peu le même principe, sauf que c’est un jeu. Les enfants qui savent lire vont aimer y jouer, avec l’aide de leurs parents peut-être aussi. Avec leur avatar, ils explorent les diverses régions inspirées de nos régions québécoises, et y découvrent les différents producteurs. »

Les acheteurs de demain

Le journal s’est adonné à jouer au jeu, dont la première mission est de permettre au chef de la roulotte de rue Kasscrout de réaliser un plat à base de pommes. Il faut donc aller chercher tous les ingrédients de sa recette chez les bons producteurs, en parcourant la région. Des activités amusantes et engageantes permettent alors aux petits comme aux grands d’en apprendre sur le métier d’agronome et de pomiculteur, par exemple, notamment sur la production fruitière intégrée et la manière responsable de cultiver les pommes. La complétion des étapes est récompensée par la confection du plat. « C’est une vraie recette, les enfants peuvent aussi la suivre avec leurs parents après. », de préciser Christine, qui compte y faire jouer ses propres enfants durant le temps des fêtes. Au fil des missions, les enfants peuvent conserver les recettes, conçues par La Tablée des Chefs, qui se spécialise en éducation culinaire auprès des jeunes. Les parents peuvent suivre la progression de leurs enfants dans le jeu en recevant les communications automatisées de l’UPA pour chaque mission accomplie.

Selon Mme Aubin, le jeu, en plus d’être une ressource éducative supplémentaire qui occupera les enfants en temps de pandémie, prépare aussi la relève de l’agriculture et les consommateurs de demain. « J’ai souvent dit que le plus important, ce sont les jeunes, car ils devront devenir des acheteurs responsables. Lors de nos événements portes ouvertes passés, les enfants qui y venaient s’émerveillaier devant les vaches et les procédés pour produire le lait. Le jeu est une manière d’atteindre autrement les enfants, au travers d’un médium qui favorise l’ouverture d’esprit, sans préjugés. Je pense que c’est une très bonne façon de les faire apprendre. »

Un concours en parallèle

Le concours Ma région solidaire a aussi été lancé en même temps que le jeu pour permettre aux participants de contribuer à la cagnotte de leur région respective. Jusqu’au 9 janvier, les participants pourront accomplir leurs missions tout en accumulant des portions de pâté chinois solidaire en parcourant la carte. Les portions complétées s’ajouteront à la cagnotte de leur région. Les Moissons des trois régions qui seront déclarées gagnantes recevront des dons sous forme de cartes-cadeaux de Provigo, afin de soutenir des familles dans le besoin. Tous les détails du concours sont disponibles sur le site.

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