Julie Daigneault, candidate pour Chambly

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Par Frédéric Khalkhal
Julie Daigneault, candidate pour Chambly
Julie Daigneault, candidate au poste de mairesse à Chambly. (Photo : courtoisie)

Julie Daigneault, conseillère municipale du district 8 et cheffe de Démocratie Chambly, se porte candidate au poste de mairesse. Elle répond aux questions du Journal de Chambly dans le cadre de la campagne municipale.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qui êtes-vous?

Je suis une citoyenne de Chambly. J’ai fait ma scolarité à Chambly. C’est la ville que j’ai choisie pour m’installer avec ma famille. J’ai choisi Chambly pour ses espaces verts, son esprit de famille, pour la proximité avec ma famille et aussi pour cette facilité de déplacement. J’y suis profondément attachée.

Pourquoi vous présentez-vous au poste de mairesse?

Je suis persuadée que je peux apporter un plus à notre Ville, avec mes compétences et celles de mon équipe. Chacun a des compétences et des forces qui me complètent et qui se complètent entre eux. Il est important d’offrir aux citoyens des options qui sont différentes. Il ne doit pas y avoir juste une option qui doit être offerte aux citoyens.

Pourquoi avez-vous décidé de ne pas présenter de candidat dans deux des huit districts?

On avait des candidats, mais ils ont dû se rétracter pour des raisons personnelles et professionnelles. Pour nous, il n’était pas question de mettre quelqu’un pour mettre quelqu’un. Ça prenait quelqu’un qui adhère à nos valeurs, qui sont à la base de notre engagement. Ce n’est pas une ligne de parti.

Vous n’avez pas présenté de candidat contre les candidats sortants Serge Gélinas, dans le district 5, et Luc Ricard, dans le district 6, pourquoi?

Contre M. Gélinas, c’est vraiment un hasard, car M. Gélinas sait très bien ce que je pense sur lui. Il sait très bien que j’ai une bonne mémoire et que je ne peux pas endosser ce qu’il a fait. Je n’ai pas peur de le dire, car je le lui ai dit. Mais comme n’importe qui d’autre, je suis prête à travailler avec les personnes qui voudront travailler avec moi aussi. Que ce soit M. Ricard ou M. Gélinas, peu importe, je suis prête à travailler avec les gens. Dans les deux districts, on a eu des enjeux pour trouver des gens, et dans le district 6 M. Ricard a été élu par acclamation.

Cela vous fait quoi d’avoir des candidats indépendants face à vous?

C’est un choix, mais moi, je n’ai pas fait ce choix. Je suis une fille d’équipe. Cela fait partie de mes valeurs de travailler avec les gens. De confronter mes idées avec les autres et de confronter celles des autres. C’est enrichissant. Quand on fait le choix d’être indépendant, il faut être réellement indépendant. Pour moi, le travail d’équipe a une plus grande valeur. Cela fait partie de mes valeurs.

Ils ne sont pas indépendants, les indépendants?

L’indépendance, c’est de ne pas être allié avec personne. Si l’on fait des alliances avant l’élection, non, ce n’est pas une vraie indépendance. Si l’on veut être indépendant, c’est que l’on accepte de travailler avec tout le monde et que l’on travaille avec tout le monde.

Longtemps vous avez été dans le même camp qu’Alexandra Labbé, votre adversaire, avec les mêmes idées, pourquoi ne pensez-vous pas de la même manière, aujourd’hui?

Faudra le lui demander à elle. C’est elle qui a tourné le dos au mouvement citoyen (Mouvement citoyen de Chambly). C’est elle qui a quitté Démocratie Chambly, ce n’est pas moi. La Julie citoyenne impliquée dans son milieu, la Julie qui s’est impliquée dans le mouvement citoyen, puis celle qui a décidé de faire le saut en politique, c’est la même personne, comme celle qui se présente à la mairie, avec les mêmes valeurs. J’avais des valeurs d’équipe, donc, quand Alexandra, en fait Démocratie Chambly, m’a invitée, pour moi, c’était clair que je faisais partie d’une équipe pour tous les avantages et tous les inconvénients aussi. Faire partie d’une équipe, ce n’est pas devenir la pâle personne qui dira toujours oui. C’était très clair. J’arrivais avec mes valeurs, qui étaient similaires à celles de Démocratie Chambly. La preuve, on n’a pas changé nos valeurs. On est encore les mêmes gens qui ont les mêmes objectifs. Pour moi, il y a des choses où Mme Labbé a mis beaucoup d’eau dans son vin.

Qu’est-ce qui vous différencie, justement?

Je pense que c’est le courage de nos idées politiques qui nous différencie. Pour le dossier de la Bennett, ou pour d’autres dossiers, quand on met un projet sur la table, il faut avoir le courage de chercher toutes les solutions possibles pour arriver le plus près de notre fin. Il faut entendre ce que les gens ont à dire, même si ce n’est pas ce qui nous convient. Il faut prendre tout ça, mélanger ça et en arriver à une solution.

Ces deux ans de mandat ont-ils permis de tourner la page par rapport à tout ce qui s’est passé à Chambly?

On peut toujours se souvenir de ce qui s’est passé. On ne doit jamais oublier pour ne pas répéter l’histoire, mais à un moment donné, il faut se dire que l’on tourne la page. On aurait dû le faire, mais peut-être qu’à cause de la pandémie, cela ne s’est pas fait facilement. Il faut se dire que l’on est là et que l’on avance.

Vous êtes élue le 7 novembre, vous faites quoi?

Il faudra aller à la rencontre des gens. Cette Ville fonctionne grâce à des personnes investies. On se doit de poursuivre ce qui a été entrepris et on a des enjeux de circulation, avec l’ancien golf, des enjeux avec la Bennett, avec le plan particulier d’urbanisme qu’il faudra concilier. Il faudra trouver des solutions et amener le citoyen à participer à ces solutions. La priorité sera notre centre-ville, mais il faudra travailler ensemble, car tout ça a des liens. Et quand je parle de l’implication citoyenne, je parle de l’ensemble de nos citoyens corporatifs et de nos citoyens résidants.

Je vous avais déjà demandé, lorsque vous vous étiez impliquée au moment de la création du Mouvement citoyen de Chambly, si vous aviez des visées politiques. Vous avez été présidente du MCC, puis conseillère et maintenant candidate à la mairie. Je n’étais pas tout à fait dans le faux, à l’époque?

Je ne l’envisageais pas à ce moment-là. C’est le fil des événements. Je n’aime pas utiliser les mots toujours ou jamais, car ce sont des mots qui nous mettent dans une boîte. La vie nous amène dans des lieux et à des moments que l’on n’avait pas forcément imaginés. Je me suis toujours intéressée à la politique, je me suis toujours intéressée à Chambly. Je me suis assise au conseil municipal, et c’est ce qui m’a piquée au vif et qui a fait que j’ai poursuivi mon implication citoyenne. Le premier conseil auquel j’ai assisté, la personne qui présidait le conseil a indiqué qu’elle ne comprenait pas pourquoi les citoyens étaient assis dans la salle et que, s’ils voulaient s’exprimer, ils n’avaient qu’à se présenter aux élections. J’ai été surprise, alors je suis revenue et de là est né un mouvement citoyen.

Comment se passe cette campagne?

Ça se passe bien. Je suis très contente de voir la réaction des gens. On a de beaux événements où il y a beaucoup de nouvelles personnes qui s’impliquent au sein de notre équipe. Beaucoup de citoyens sont très contents, quand on ouvre la porte, de nous voir arriver et de discuter avec nous autres. On a de belles discussions. Cela me donne le goût chaque jour de repartir.

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