Jacqueline Simoneau : un solo qui vaut de l’or

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Jacqueline Simoneau : un solo qui vaut de l’or
La performance qui a valu l’or à Jacqueline Simoneau était exceptionnellement préenregistrée. (Photo : capture d'écran)

La première étape de la Série mondiale virtuelle de la Fédération internationale de natation artistique (FINA) s’est déroulée de façon bien spéciale cette année, tout en rapportant une médaille d’or à l’athlète Jacqueline Simoneau.

Exceptionnellement cette année, et pour continuer la compétition malgré la crise sanitaire, les performances devaient être enregistrées à l’avance, puis évaluées en différé. Chaque athlète a ainsi dû faire sa routine dans une piscine individuelle, et attendre le jour J pour connaître son pointage.

Une adaptation rapide

« Dès que la pandémie est arrivée, la communauté de natation artistique a continué les entraînements virtuellement. On a donc aussi imaginé des compétitions virtuelles, chose que les sports ‘‘jugés’’, comme la natation artistique, ont pu se permettre », nous explique Stéphane Côté, directeur des communications et événements de Natation artistique Canada.

Jacqueline a pu continuer ses entraînements pendant la pandémie à l’Institut national du Sport du Québec, qui demeure ouvert depuis l’été. « On prend évidemment plusieurs précautions. »

« J’étais très contente, mais j’aurais pu faire encore mieux. » – Jacqueline Simoneau

Des conditions uniques

En entrevue avec le journal, la jeune athlète de natation originaire de Chambly raconte que c’est la première fois qu’elle assistait à sa performance sans voir celle des autres et sans connaître son pointage. C’est effectivement dans la voiture, en présence de sa mère, qu’elle a visionné sa compétition le 21 février dernier, pour apprendre qu’elle avait obtenu un pointage de 90.1 pour son programme filmé en janvier et par la même occasion, qu’elle remportait la médaille d’or du solo libre de la série.

Lors de l’évaluation de sa performance, les juges ont salué ses compétences athlétiques et artistiques. « C’est une vraie artiste (…) qui choisit toujours la bonne musique pour mettre en valeur sa performance. » Pour ce solo, la nageuse avait choisi la version interprétée par Dimash Kudaibergen de S.O.S d’un terrien en détresse de Daniel Balavoine.

« J’étais très contente, mais j’aurais pu faire encore mieux. Je viens de performer cette routine et j’y ai obtenu un bien meilleur résultat! La compétition, je l’ai vécue comme un mode d’entraînement, parce que c’était préenregistré en janvier, puis diffusé le 21 février dernier. C’était ma piscine d’entraînement que je connais, c’était facile sur ce point. Ce qui m’a embêtée, c’était de ne voir ni les juges sur le bord de la piscine, ni la foule derrière. »

L’enfance à Chambly

Bien qu’elle ait déménagé à Ville Saint-Laurent quand elle avait environ sept ans, Jacqueline se remémore son enfance à Chambly. « J’ai encore mes amis à Chambly. J’y ai fait beaucoup de sport, je jouais au hockey et je nageais beaucoup. Mais c’est en déménageant à Montréal que j’ai vu la nage synchronisée et que je suis tombée en amour avec le sport. »

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