Jacqueline Simoneau, émue aux larmes

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Jacqueline Simoneau, émue aux larmes
Jacqueline Simoneau a reçu une bourse de 6000 $ au début du mois. (Photo : capture d'écran)

À la veille des Jeux de Tokyo, l’athlète de natation artistique, Jacqueline Simoneau, a reçu un cadeau d’encouragement qui l’a émue aux larmes.

Une bourse de 6000 $, qui servira à financer ses activités, entraînements et compétitions, lui a été remise au début du mois de juillet par la Fondation Canadian Athletes Now, dans le cadre de la campagne Can Fund #150Women organisée par l’organisme.

Toute une surprise

C’est toutefois à des élèves de sixième année d’une classe de l’école Saint-Joseph, à Granby, que l’agréable tâche d’annoncer la nouvelle à Jacqueline par téléconférence incombait, car les organisatrices « voulaient la surprendre ». C’est mission accomplie, puisque la nageuse s’est d’abord demandé si c’était une « blague » avant de verser quelques larmes de gratitude. « Oh, mon Dieu, merci! C’est vraiment la meilleure annonce que j’ai eue. Je ne sais pas si vous savez l’impact que cela peut avoir. C’est très difficile d’aller aux Jeux olympiques, non seulement sur le plan physique, mais aussi financier. Mes entraînements et équipements coûtent très cher, j’ai un emploi à temps partiel en parallèle pour tout financer. Alors, ça fait toute la différence. »

« C’est très difficile d’aller aux Jeux olympiques, non seulement sur le plan physique, mais aussi financier. » – Jacqueline Simoneau

Le concept du Can Fund #150Women

Moins connu des francophones, le mouvement Can Fund #150Women permet aux donateurs de remettre une somme d’au moins 150 $ à l’athlète féminine de leur choix. Il s’agit d’une initiative de l’ex-athlète canadienne Jane Roos, fondatrice de Canadian Athletes Now, et dont la carrière en athlétisme s’est terminée de façon abrupte lorsqu’elle avait 19 ans en raison d’une blessure causée par un accident en 1988. Depuis, elle se consacre à aider financièrement les sportifs de carrière au travers de son organisme et des différents programmes associés. Dans le cas de Can Fun #150Women, ce sont des centaines d’athlètes féminines qui ont bénéficié, une fois de plus cette année, du soutien des donateurs un peu partout au Canada. « Le fait d’avoir enchaîné les compétitions d’hiver et d’été sans prendre de pause pendant une année au cours de cette pandémie, et d’avoir à ce jour 850 athlètes inscrites au programme (paralympiques y compris), justifie aujourd’hui un besoin exponentiel de soutien financier pour les sportives », a indiqué au journal Christine Roper, olympienne impliquée au sein de l’organisation.

Avant de partir en Colombie-Britannique pour son camp de pré-entraînement en vue des Jeux olympiques, la championne de Chambly a accordé une entrevue au journal. « C’est la troisième fois que Can Fund me remet une bourse et, chaque fois, c’est la surprise totale, car nous sommes des centaines d’athlètes à présenter une candidature pour en recevoir. Cette fois-ci, j’avais une conférence virtuelle à donner aux élèves de l’école et Can Fund leur a demandé de me surprendre en m’annonçant que j’avais eu la bourse. À la fin de la conférence, j’ai lancé la période de questions, et c’est là que les enfants, tout mignons, m’ont appris la nouvelle. En plus, j’ai reçu des centaines de petits mots d’encouragement de leur part, que je compte apporter avec moi à Victoria puis à Tokyo et, chaque jour, j’en lirai à peu près une dizaine pour me motiver et je les partagerai avec mes abonnés sur les réseaux sociaux. »

L’ultime objectif

Plus tôt cette année, l’athlète de 24 ans a confié au journal que « C’est un grand honneur de représenter le Canada sur la scène internationale, surtout pendant une pandémie », et que quoi qu’il se passait, elle demeurait concentrée sur son objectif olympique.

Rappelons que l’équipe canadienne de nageuses artistiques participera aux Jeux de Tokyo 2020, reportés à cet été, et qu’elle comptera cinq Québécoises dans ses rangs, dont Jacqueline Simoneau. Le Canada fera ainsi son retour pour la première fois depuis les Jeux de Londres de 2012, dans l’épreuve dite « par équipe ». Quant à Jacqueline Simoneau, c’est en tant que seule membre du groupe canadien dotée d’une expérience olympique qu’elle vivra ses deuxièmes Jeux après ceux de Rio, en 2016, où elle avait nagé en duo avec Karine Thomas. Elle est quadruple médaillée d’or des Jeux panaméricains. Elle est montée sur la plus haute marche du podium en duo et à l’épreuve par équipe aux Jeux de Lima en 2019 et à ceux de Toronto en 2015. Depuis 2017, elle fait équipe avec Claudia Holzner pour les épreuves en duo. Plus récemment, elle a raflé tous les titres aux Séries mondiales de Budapest, en avril dernier. Elle aura une fois de plus l’occasion de briller à Tokyo, au-dessus et sous l’eau. « Je pars pour les Jeux le 25 juillet prochain et suis très excitée! », de reconnaître la jeune femme.

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