Ironman : un temps record pour Éric Boulanger

Par Annabelle Baillargeon
Ironman : un temps record pour Éric Boulanger

DÉFI. Le grand champion du club Trifort au Ironman du 16 août à Mont-Tremblant, Éric Boulanger, a réussi l’épreuve physique en seulement 10 heures 49 minutes pour sa première participation au défi sportif. Un résultat qui épate… même le premier concerné!

« Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je ne comprends toujours pas comment j’ai fait! Si j’avais eu à parier, jamais je n’aurais parié sur moi », lance à la blague M. Boulanger. Ce dernier ajoute que le temps qu’il a fait lors du Ironman dépasse toutes ses espérances, puisqu’il croyait compléter l’épreuve en 11h30.

Celui qui en était à sa première expérience admet s’être intéressé au sport assez tard. C’est seulement après avoir été bénévole pour le Ironman l’année dernière que l’idée d’y participer est devenue un objectif.

Il s’entraîne donc activement depuis 2013 avec le club Trifort. « Avant, j’étais plutôt sédentaire. Je n’avais jamais couru de ma vie, encore moins fait de la nage. Au départ, je croyais que j’allais me noyer à tout moment. Finalement, on s’améliore assez rapidement en natation », confie le résident de Sainte-Julie.

Bien qu’il flotte à présent sur un nuage, Éric Boulanger mentionne que le processus pour arriver à ce résultat n’a pas toujours été rose. Si la natation lui a donné du fil à retordre au départ, la course était selon lui sa plus grosse embûche.

Au cours du Ironman, il a subi quelques crampes au cours du parcours. En regardant ses statistiques, il identifie facilement les moments où ses crampes l’ont fait souffrir, puisque cela s’est répercuté dans ses temps.

Et lorsqu’il passait près de sa famille et de ses proches qui étaient présents, l’athlète confie que leurs encouragements lui apportaient une dose d’adrénaline assez forte pour lui permettre d’augmenter considérablement sa vitesse.

Heureusement, ces petits pépins n’ont pas eu d’impacts majeurs sur sa performance. L’athlète était quand même loin de penser qu’il se classerait en tête de son équipe.

« Quand je suis arrivé dans ma zone de transition après le vélo, j’ai croisé notre entraîneur-chef, François Lalonde. J’ai alors compris que soit ça se passait très mal pour lui, ou très bien pour moi, puisque nous n’avions pas eu le même départ », explique-t-il.

La barre haute

Encore sous le choc de sa performance, Éric Boulanger soutient qu’il ne compte pas s’inscrire à un prochain Ironman pour l’instant.

« Le problème avec le temps que j’ai fait, c’est que je crains ne pas arriver à battre mon temps si je recommence. C’est un peu comme un couteau à double tranchant », poursuit-il.

Étant le seul membre de sa famille à s’être entraîné pour le Ironman, Éric Boulanger compte donc pour l’instant profiter du temps en famille.

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