Huit femmes et un revolver

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Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Huit femmes et un revolver
À gauche : le film adapté par François Ozon. À droite : la pièce adaptée par Michel Tremblay, bientôt présentée au Théâtre de Rougemont. (Photo : courtoisie et archives)

Rouvrant bientôt ses portes après une longue pause, le Théâtre de Rougemont vous propose de redécouvrir la pièce Huit Femmes, une comédie policière à la hauteur du coup à marquer.

« Après deux ans de quasi-silence, le théâtre reprendra ses activités complètes cet été », se réjouit  son directeur, Jean-Bernard Hébert. C’est donc la pièce Huit Femmes, dont les représentations commenceront dès le 7 juillet, qui lancera la programmation.

Une œuvre d’envergure

Créée à la fin des années 50, la comédie policière du Français Robert Thomas avait été adaptée au cinéma en 2002 par le réalisateur François Ozon. Aujourd’hui, c’est transposée par Michel Tremblay qu’elle foule les planches, en tournée au Québec, et sera notamment présentée au Théâtre de Rougemont durant la période estivale.

« Après deux ans de quasi-silence, le théâtre reprendra ses activités complètes cet été. » – Jean-Bernard Hébert

Mise en scène par Alain Zouvi, la pièce a pour contexte le milieu des années 50, et la ville de Mont-Saint-Hilaire. Elle raconte l’histoire de huit femmes en pleins préparatifs pour fêter Noël. « Mais le maître de maison est retrouvé mort assassiné (…) Tout le monde est soupçonné. Au fur et à mesure de la progression de la pièce, on découvre que chacune de ces femmes aurait eu une raison de le tuer, mais laquelle l’a vraiment fait? Et pourquoi? Une savoureuse comédie policière comme on les aime, du suspense et des surprises », promet la production.

Or, il est difficile, lorsqu’on regarde la bande-annonce de la pièce, de ne pas se remémorer la distribution étincelante du film de François Ozon, produit en 2002. D’un tour de force, ce dernier avait réussi à réunir dans ce classique les plus grandes actrices du cinéma français, dont Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Isabelle Huppert et Emmanuelle Béart, équilibrant les tons absurde et dramatique, et offrant une esthétique élégante. En tant que la plus populaire adaptation du texte de Robert Thomas, le film est aujourd’hui au cinéma français ce que Cluedo est à Hollywood.

Heureusement, ces « grosses pointures » seront chaussées par des comédiens d’aussi bon acabit en Myriam Poirier, Béatrice Picard, Louise Deschâtelets, Sonia Vigneault, Pascale Desrochers, Christiane Raymond, Lou Vincent-Desrosiers et Marc-André Lemieux, et sous le format plus directe et intimiste qu’offre le théâtre.

Et si les uns seront portés à comparer, les autres se laisseront portés par les références à la culture locale, et la réécriture de Michel Tremblay, dont la réputation n’est plus à faire. Quant à ceux qui n’avaient encore jamais entendu parlé de Huit Femmes, et pour qui la surprise sera totale, ils pourront s’amuser à théoriser quant à l’intrigue policière, livrée avec humour par cette brochette d’acteurs au sens du drame aussi développé que celui de la comédie, tel qu’en atteste leur feuille de route.

Question aux lecteurs :

Aimez-vous le théâtre québécois? Pourquoi?

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