Histoires de pêcheur

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Par Jean-Christophe Noël
Histoires de pêcheur
Marc-André Girard et un esturgeon qu’il a pêché. (Photo : courtoisie)

Marc-André Girard, Chamblyen depuis toujours, offrira son service de guide de pêche sur le fleuve Saint-Laurent.

C’est principalement la pêche à l’esturgeon, poisson nocturne, qui est en cause ici, dont l’ouverture s’amorce en juin. Marc-André Girard met à l’eau son embarcation à l’Île Charron et se rend au Vieux-Port de Montréal, offrant son expérience, son savoir et ses histoires aux familles, aux couples ou aux amis désireux de s’offrir une partie de pêche abordable. « Les ponts Champlain et Jacques-Cartier tout en lumières et la vue sur le centre-ville de Montréal bonifient l’expérience. Les vues sont à couper le souffle », exprime le pêcheur chamblyen.

Il a mordu à l’hameçon dès l’âge de 4 ans et, depuis, son amour de la pêche n’a fait que grandir. « C’est mon grand-père qui m’a initié et qui m’emmenait à la pêche sur le bord du canal de Chambly. On pêchait aux vers de terre des crapets, des perchaudes, etc. Depuis que j’ai l’âge de travailler pour me permettre de l’équipement de plus grande valeur, j’ai pu pousser plus loin ma passion. Mon ami, Guillaume Larouche (dont le Journal de Chambly a parlé à quelques reprises, entre autres, pour son initiative de nettoyage des berges du Richelieu), me traînait dans ses voyages de pêche et ça a continué à prendre de l’ampleur », relate l’homme de 36 ans qui décrit son offre comme en étant une clés en main, fournissant équipement, bateau, leurres, lampes de poche, etc. Le seul article que doit fournir le client est son permis de pêche.

Compétences d’un guide

Ne s’improvise pas guide de pêche qui veut. Afin de ne pas revenir bredouille, qu’est-ce qu’un bon guide de pêche doit maîtriser? « De un, la priorité, c’est de faire une sortie sécuritaire, dans les règles, avec tous les équipements en matière de sécurité. De deux, j’explique différentes techniques de pêche pour ceux qui commencent, et aussi pourquoi les utiliser. C’est une petite clinique de pêche, notamment pour les familles qui ne sont pas équipées du tout. C’est aussi d’offrir une expérience agréable. »

Histoire de pêcheurs

La légende voulant que tout bon pêcheur aurait tendance à amplifier la taille de ses prises a été entendue maintes fois. « Je pense que c’est vrai parfois. Il peut arriver que certains exagèrent. ‘’Bon pêcheur, bon menteur’’, comme on entend. On peut voir des photos prises d’un angle qui avantage la taille du poisson, comme l’approcher de la lentille pour qu’il paraisse plus gros. Il y en a qui poussent un peu », avoue celui qui a déjà perdu une canne à pêche d’environ 600 $ qui a été repêchée involontairement plusieurs heures plus tard par ce même Guillaume Larouche, initialement nommé.

En ce qui a trait aux trophées personnels de Marc-André Girard, en frais de poids, la carpe est sa plus lourde prise, jouant autour de 50 livres. Concernant la longueur, l’esturgeon est sa proie la plus impressionnante.

Prendre quelques verres

La pêche peut aussi être reconnue comme étant un prétexte pour se retrouver entre amis et prendre quelques verres de liquide alcoolisé. « Je n’ai jamais pris une goutte d’alcool dans mon bateau. Mais il y en a pour qui ça peut être un bon moment pour aller dans un camp de pêche, en retrait de la famille. Ça fait du bien de se retrouver entre amis. Mais moi, jamais dans mon embarcation, je ne consomme. C’est vraiment la pêche, ma passion. C’est un peu comme un gars qui va jouer hockey. Pendant qu’il joue son match, il ne boit pas d’alcool dans sa gourde. Moi, c’est la même affaire », compare le trentenaire.

Dans le but de pêcher le bar rayé, la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick, est une destination de pêche que souhaite s’offrir Marc-André Girard. Il retournera cet été à la Baie James pour pêcher du gros brochet. Selon lui, le maskinongé est le plus difficile à pêcher. « Il est nommé le poisson aux mille lancers ou aux cent heures de pêche. Ça m’a pris trois ans avant de réussir à pêcher mon premier. Il demande de la détermination », termine le pêcheur érudit.

Il est possible de suivre Marc-André Girard sur le Web dans le cadre de ses épisodes de L’ADN du pêcheur : https://youtu.be/v1iFLu1y0U8

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