Guerre menée par les Russes : « Est-ce que ça s’arrêtera jamais? »

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Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Guerre menée par les Russes : « Est-ce que ça s’arrêtera jamais? »
(Photo : archives)

Olga Luzesky est une Chamblyenne d’origine ukrainienne qui a voulu témoigner auprès du journal. Selon elle, le président russe, Vladimir Poutine, ne s’arrêtera pas à l’Ukraine dans sa soif de conquête.

Les parents d’Olga et elle se sont installés à Chambly en 1950, alors qu’elle n’avait que 3 ans. « J’y vis depuis 69 ans maintenant! J’y ai vu de nombreux changements au fil des années, mais je considère que c’est encore le meilleur endroit où vivre », témoigne la fière citoyenne, qui réside dans le district du Canton (#1).

Olga explique qu’elle a des proches établis en Ukraine, en Russie et en Pologne. « Mon père est décédé il y a 30 ans, et j’ai perdu tout lien de communication avec les membres de ma famille en Ukraine et en Russie. Je n’ai pas leur adresse, mais j’ai celle de mes proches en Pologne. Je suis vraiment triste pour tous ceux que la guerre affecte, puisque dans une guerre, il n’y a aucun vainqueur, mais que des perdants. »

« Ce confit doit se régler parce que sinon, la Russie continuera de s’attaquer aux pays autour (…) » – Olga Luzeksy

Appel à la communauté internationale

Selon elle, « Ce confit doit se régler, parce que sinon, la Russie continuera de s’attaquer aux pays autour, comme la Lettonie, la Lithuanie, La Hongrie, la Roumanie, et peut-être même la Pologne. Est-ce que ça s’arrêtera jamais? Vladimir Poutine est avide; s’il attaque la centrale nucléaire en Ukraine, nous en souffrirons tous, et ce sera la Troisième guerre mondiale. Après la Deuxième guerre mondiale, l’Allemagne avait dit, ‘plus jamais!’, mais c’est en train de se reproduire. »

Contrairement aux Ukrainiens ayant témoigné quant aux liens fraternels qu’ils entretiennent avec leurs voisins russes, ou à même la diaspora locale, Olga admet qu’elle ne considère pas les Russes comme ses frères. « Mes parents n’avaient aucun souvenir heureux de la Russie sous le régime de Staline, qui a affamé des millions d’Ukrainiens. Je n’ai pas non plus d’amis russes au Québec. Le fait de vivre en dehors de Montréal a rendu les amitiés difficiles à forger au sein des diasporas ukrainienne et russe. »

Olga estime que le soutien international manifesté auprès de l’Ukraine pourrait être plus important. « En ce moment, la communauté international fournir des armes, des missiles, de la nourriture, des médicaments, mais le Canada peut en faire plus en accueillant plus de réfugiés ukrainiens ».

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