Freiner une piste de course

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Par Jean-Christophe Noël
Freiner une piste de course
Le McDonald’s de Chambly a installé des ralentisseurs, à la demande de résidants de la rue Larivière. (Photo : Jean-Christophe Noël)

Julie Marois, superviseuse du McDonald’s franchisé à Chambly, a réagi vivement afin d’enrayer les problèmes, liés au bruit et à la vitesse, occasionnés par la configuration asphaltée entre le restaurant et les demeures de la rue Larivière.

« On a communiqué avec moi en septembre et on a adressé le problème rapidement. Nous avons réglé la situation en installant des dos-d’âne, et ce, le plus large possible », indique Mme Marois, franchisée depuis décembre dernier. Il en a coûté près de 2 000 $ au restaurant aux arches jaunes pour ajouter les deux ralentisseurs mentionnés.

« Nous souhaitons souligner notre témoignage de reconnaissance envers Julie Marois, nouvelle propriétaire du restaurant McDonald’s à Chambly, de qui nous avons reçu un bienfait inestimable », mentionnent les citoyens du secteur, à la suite des démarches, incluant une lettre et une pétition envoyées à Mme Marois, qui a posé les actions concrètes.

Vitesse et bruit

« Nous, les propriétaires de la rue Larivière, entre la rue Bourgogne et de Périgny, à Chambly, sommes exaspérés d’endurer le vacarme des détonations pétaradantes de camions, autos, motos, jour et nuit. Notre rue est une piste de course pour les chauffeurs récalcitrants qui accélèrent allègrement sur la rue Larivière. Nous sommes continuellement victimes de délinquants qui conduisent en fou sans se soucier du bruit, de la sécurité et du bien-être des autres. Cette pollution sonore et ces bruits agressants sont une nuisance préjudiciable à notre quiétude, à celle de nos enfants, à notre santé mentale et physique et représentent un danger pour notre sécurité : on fonce impunément à 60 km/h et beaucoup plus. Nous sommes coincés dans un étau infernal. C’est un supplice », décrit Angéline Tremblay, résidante de la rue Larivière.

Conditions insupportables

Bien que le restaurant à service rapide ait fait son bout de chemin sur le segment arrière des propriétés de la rue Larivière, le problème perdure sur la rue en question.

« Vous comprendrez que toute cette insupportable pollution sonore agressante nous fait sursauter le jour, nous réveille en pleine nuit, nous prive de profiter paisiblement de nos cours bien aménagées, en été comme en hiver.

Il y a de jeunes familles installées sur cette rue et les jeunes enfants se réveillent en sursaut en pleurant, dérangés dans leur sommeil. De plus, il y a la garderie Pierrot et Pierrette, où, tous les jours, des parents accompagnent leurs enfants et traversent la rue Larivière. Très souvent, ces jeunes enfants déambulent en file indienne sur les trottoirs à proximité de potentiels conducteurs délinquants.

En semaine, des enfants âgés de 6 à 12 ans empruntent la piste cyclable sur la rue Larivière pour se rendre a l’école primaire De Bourgogne. Des jeunes souvent enjoués et trop souvent maladroits sont exposés à un réel danger », transmet Mme Tremblay, spécifiant avoir « porté plusieurs plaintes à la police et à l‘ancien maire Denis Lavoie », se faisant répondre que la Ville « n’avait pas de budget pour des dos-d’âne ».

Jean-François Auclair, directeur général de Chambly, a accusé réception de la démarche entamée par les citoyens de la rue Larivière. Celui-ci a écrit « que cette situation nous préoccupe et que votre demande a été acheminée à la Table consultative Transports et mobilité active. Nous avons également contacté la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent pour qu’elle porte une attention particulière à ce secteur ».

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