Fête des vins du Québec : deux produits locaux sacrés grand or

Par Annabelle Baillargeon

VINS. Le vignoble Coteau Rougemont et le Domaine de Lavoie ont une autre bonne raison de trinquer : leurs produits ont récolté les honneurs au concours Les Grands Vins du Québec qui s’est déroulé les 27, 28 et 29 novembre dernier au Marché Bonsecours, dan

Le Saint Pépin du vignoble Coteau Rougemont et les Vendanges tardives du Domaine de Lavoie ont été couronnés Grand Or à cette compétition organisée sous forme de dégustation à l’aveugle ouverte à tous les produits d’origine québécoise.

Deux médailles d’argent ont également décoré le Vin de glace du Domaine de Lavoie et le Grand Coteau du vignoble Coteau Rougemont.

« C’est toujours les deux produits qui ressortent dans les concours. C’est encourageant de voir que ces deux produits ont encore l’approbation. Ce sont nos deux valeurs sures », évoque Francis-Hugues Lavoie, copropriétaire du Domaine.

Ce dernier carbure aux concours, qui lui permettent de s’illustrer grâce au mérite et à la notoriété que ces honneurs apportent au Domaine. Les produits qu’ils proposent peuvent être comparés par les juges et les commentaires obtenus lors des compétitions permettent aux employés de se dépasser.

Le vinificateur du vignoble Coteau Rougemont Patrick Fournier reconnaît que les prix « flattent dans le sens du poil ». Le salon permet également aux clients de découvrir et de séduire les clients, tout en entretenant le lien avec les habitués.

« À l’époque, l’avis était mitigé sur les vins québécois. La génération de 20 à 35 ans part avec beaucoup moins d’aprioris, ayant peu connu les premiers vins québécois. L’industrie a beaucoup changé et cette génération devient à présent ambassadrice pour les produits d’ici », remarque M. Fournier.

Coup de foudre

Selon Simon Gaudreault, expert en vin à la SAQ, la qualité des vins québécois ne fait qu’augmenter, permettant ainsi une croissance au niveau de l’industrie.

« On remarquait plusieurs préjugés négatifs envers les produits québécois après que des gens aient goûtés à un produit qui les a déplu. Pourtant, si l’on goûte un vin italien que l’on n’aime pas, on ne va pas faire une croix sur tous les vins italiens pour autant », relativise M. Gaudreault.

Ce dernier remarque toutefois que les gens sont de plus en plus ouverts à tenter l’expérience des produits de chez nous.

Selon lui, le Québec arrive à tirer son épingle du jeu, en transformant les aspects plus difficiles de notre climat en élément distinctif.

Le vin de glace démontre bien le savoir-faire d’ici. Les producteurs tirent à leur avantage cette embûche pour s’inscrire comme leader au Canada en matière de vins de glace.

Certains produits s’étant démarqués lors de la compétition se retrouvent également à la SAQ.

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