Faire attention aux usagers vulnérables

Faire attention aux usagers vulnérables

La période estivale est souvent propice à l’utilisation du vélo comme moyen de transport ou de loisir. (Photo : archives)

Les agents affectés à la circulation et les patrouilleurs de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent ont participé à la semaine de sensibilisation, tenue du 11 au 17 mai, dans le cadre de l’opération nationale Partage de la route en concertation avec la Société de l’assurance automobile du Québec(SAAQ) et l’ensemble des services de police à travers le Québec

« Les opérations ont été faites à différents endroits et à différents moments sur le territoire, rapporte le sergent Jean-Luc Tremblay. La sécurité des usagers vulnérables, c’est l’aspect visé par notre campagne. »

Le sergent Tremblay précise que dans le cadre de cette semaine de sensibilisation nationale, la Régie s’est servie des « ressources existantes pour effectuer plus de surveillance que d’habitude. On a visé des endroits et des intersections fréquentés par des usagers multiples ».

Les plus vulnérables

Qui dit saison estivale ajoute plus d’affluence sur les routes. Une période durant laquelle, les automobilistes doivent partager la route avec les cyclistes et les motocyclistes, sans oublier les piétons. Or, ces trois derniers n’ont aucune protection lorsque survient un accident.

« Il faut que les cyclistes soient vigilants, de même que les automobilistes. Chacun doit assumer sa responsabilité et doit prendre toutes les mesures pour être prudent dans ses déplacements et ses comportements. » – Le sergent Jean-Luc Tremblay

Selon des chiffres dévoilés par la SAAQ, au Québec, il y a eu 80 décès en 2017 chez des usagers vulnérables, soit les cyclistes et les piétons. C’est 10 morts de plus qu’en 2016. Ces usagers représentent 22 % des décès survenus sur les routes en 2017 et 12 % de l’ensemble des victimes.

Un sondage SOM effectué en octobre 2014 pour la SAAQ auprès de 1 159 répondants démontre à quel point la coexistence entre automobilistes et cyclistes demeure difficile. Ainsi 92 % des personnes interrogées estiment que le partage de la route est un enjeu de sécurité routière préoccupant.

Par ailleurs, un adulte sur deux fait du vélo, nous dit ce sondage. 22 % en font hebdomadairement entre avril et novembre. 82 % disent rouler dans les zones partagées.

Être plus visible

Le sergent Tremblay a insisté sur les efforts que chacun doit mettre pour partager la route, et surtout sur les précautions à prendre. « Il faut que les cyclistes soient vigilants, de même que les automobilistes. Chacun doit assumer sa responsabilité et doit prendre toutes les mesures pour être prudent dans ses déplacements et ses comportements. »

« La campagne qui visait dernièrement les motocyclistes était diff.érente : oui, c’est un usager vulnérable, mais pas au même titre que le piéton et le cycliste. »

La campagne de visibilité était adressée aux motocyclistes à qui on leur demande de « s’assurer d’être vu ». On conseille à l’automobiliste d’autre part de faire preuve « encore plus de prudence »

Selon des statistiques de la SAAQ, 54 motocyclistes ont perdu la vie en 2017. Au cours de cette période, on a enregistré 2014 blessés

Adopter le bon comportement

L’utilisation du vélo de plus en plus comme un véhicule de transport pour le travail ou pour le loisir gagne du terrain. Les infrastructures routières n’étant pas encore assez adaptées à ce moyen de transport compliquent parfois les relations entre les cyclistes et les automobilistes. Or, à l’instar des automobilistes et motocyclistes, les adeptes du vélo doivent respecter eux aussi le code qui leur est imposé, entre autres, sur le plan de la signalisation et en matière d’interdiction.

D’ailleurs, les agents peuvent donner des constats d’infraction allant de 15 à 30 $ et même jusqu’à 60 $ si un cycliste circule avec des écouteurs ou un baladeur.