Ex-maire de Rougemont, Michel Arsenault fait son bilan

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Ex-maire de Rougemont, Michel Arsenault fait son bilan
Michel Arsenault. (Photo : archives)

Le journal s’est entretenu avec l’ex-maire de Rougemont pour faire le bilan du chapitre politique sur lequel il tourne maintenant la page.

En faisant le choix de ne pas se représenter à la mairie, Michel Arsenault a tiré un trait sur 12 années de politique municipale. Après deux mandats en tant que conseiller et un mandat à titre de magistrat de la municipalité, c’est doté de transparence et d’un regard critique qu’il fait, en entrevue avec le journal, la rétrospective de son œuvre politique.

Quelles raisons ont motivé votre départ de la vie politique municipale?

Disons que j’ai décidé de me consacrer à la carrière que j’ai toujours menée de front. Je suis chargé de projets dans une usine manufacturière (Tarkett). Je m’occupe des investissements et de ce qui est nouveau comme produit ou comme dispositif pour améliorer la production au sein de la compagnie. Je ne suis pas nécessairement vieux, mais, tout de même, je pense que c’est une combinaison de l’âge (51 ans) et du fait de travailler à temps plein, en parallèle du poste de maire, qui a fait son œuvre. J’aurais dû rester conseiller. Je pense que la charge de conseiller m’aurait mieux convenu pour ce mandat.

« J’aurais dû rester conseiller. » – Michel Arsenault

Quels projets réalisés au cours de votre mandat de magistrat vous rendent fier?

On a beaucoup travaillé sur nos bâtiments municipaux à Rougemont, malgré la grosseur. On est chanceux, on a plusieurs salles. Il y a eu la construction du nouveau complexe sportif, entamée avec l’ancien maire (Alain Brière) lorsque j’étais conseiller, mais achevée au cours de mon dernier mandat. On a aussi une grande salle qui sert au Cercle des Fermières ou encore au Club d’âge d’or. Les organismes ont accès à des services de salle très intéressants et accessibles à Rougemont. Bien que du ressort de la MRC, je considère également le développement des services propres à la piste cyclable comme étant l’une de mes belles réalisations, puisque c’est un dossier que je suis depuis que je suis conseiller. Je suis fier de la gestion du dossier de l’eau potable, ayant permis d’en avoir plus pour la municipalité. Je pense aussi au réseau cyclable sur la Grande Caroline, que j’ai débuté mais que j’aurais aimé développer davantage pour faciliter les déplacements de nos enfants dans le village.

D’autres regrets quant à des projets ou des dossiers non complétés?

Le transport collectif. Je n’en porte pas l’échec sur mes épaules, mais ça demeure une déception. C’est un défi qui est souvent lancé sur la table de la MRC. Des fois, par manque d’intérêt commun pour les municipalités, certains projets sont voués à l’échec. Si j’étais encore à la table de discussions, il y aurait matière à travailler sur le projet pour moi, mais, n’empêche, il n’a pas été achevé au cours de mon mandat et je le regrette.

Pensez-vous faire un retour en politique municipale en tant que conseiller?

Par politesse pour le maire en place (Guy Adam), il me semblait plus correct de me retirer complètement, pour ne pas faire d’ombre à son leadership. Non pas parce que c’est ce qui se serait forcément produit, mais par principe. Peut-être qu’un jour, je pourrai envisager mon retour à titre de conseiller, mais, pour l’instant, ce n’est pas dans les cartes.

Lorsque vous avez annoncé que vous ne brigueriez pas à nouveau le poste de maire, vous avez mentionné vouloir encourager la participation citoyenne à la vie municipale. Trouvez-vous que cela manque à Rougemont?

De façon générale, intéresser les citoyens à la vie politique municipale dans les petites municipalités demeure un défi, à mon sens, et ça va toujours le rester. La complexité des charges d’un poste de magistrat, même dans une petite municipalité, est quand même assez exigeante. Il faudrait qu’il y ait une meilleure valorisation financière du rôle, tant pour le maire que pour le conseiller, ne serait-ce que pour attirer plus de candidats et, par conséquent, plus de femmes en politique.

Dans d’autres conditions, il ne serait pas néfaste que le maire consacre tout son temps à la Municipalité, comme le fait un employé de la Ville, mais il faudrait le rémunérer en conséquence.

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