Et si Canary s’envolait?

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Par Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
Et si <i>Canary </i>s’envolait?
« Canary » raconte la complicité entre un enfant et un canari dans une mine. (Photo : (Photo: courtoisie))

Chambly À 44 ans, Benoît Therriault coréalise son premier court métrage. Riche de son expérience et de ses partenaires, le Chamblyen espère voir Canary à l’affiche de plusieurs festivals… dont Hollywood!

C’est une histoire de rêve d’enfant. Celle du Chamblyen Benoît Therriault. Plus jeune, il adorait regarder les films Disney. Aujourd’hui, il a créé Canary, un court métrage d’animation, avec un autre réalisateur, Pierre-Hugues Dallaire : « Ce serait incroyable de pouvoir en faire un long métrage. Pour le moment, c’est un film de douze minutes. Nous l’avons présenté au Festival du film international de Toronto. Il a été retenu dans la sélection officielle. C’est une récompense en soi, puisque seulement sept oeuvres animées ont été choisies, tous genres confondus, sur plus de deux mille applications! » Deux autres Chamblyens participent au projet et forment l’équipe responsable des effets spéciaux : Vincent Fortin et Dominik Kirouac.

« Dix-huit mois de travail ont été nécessaires pour réaliser ce film de douze minutes. » – Benoît Therriault

Canary est l’histoire de Sonny, un enfant travaillant dans une mine, et d’un canari, oiseau chargé de détecter les vapeurs de méthane, un gaz mortel qu’il repère plus rapidement que les humains. Le petit garçon apprend à l’animal à faire le mort pour s’échapper de l’enfer du sous-sol et s’offrir quelques moments au soleil : « Les deux sont liés par leur désir de jouer et de liberté », précise Benoît Therriault. « Thomas Michael, un de nos amis et scénariste, est allé en Pologne, où il a visité une mine de sel. Il a été traumatisé par ce qu’il a vu! De là est venu le début du scénario et nous avons souhaité aborder le sujet des enfants dans les mines. On s’est inspirés de celles dans l’Ouest canadien. »

La tournée des festivals

Après le rêve, retour à la réalité. L’heure est venue de parler argent. Or, dans le domaine de l’animation, ce n’est pas une simple affaire : « C’est un long processus beaucoup plus dispendieux qu’un film avec des acteurs », assure le Chamblyen. « Dix-huit mois de travail ont été nécessaires pour réaliser ce film de douze minutes. On essaie d’intéresser les investisseurs pour en faire un long métrage. D’ailleurs, on avait fait un premier essai auparavant sur un autre sujet, mais personne n’avait été convaincu. » Sébastien Moreau, fondateur de Rodéo FX, en a financé la production. Mais les deux réalisateurs, qui collaborent depuis 15 ans, attendent beaucoup de l’année qui arrive. « On va rêver jusqu’en mars », sourit Benoît Therriault. « On a une chance de pouvoir participer aux Oscars à Hollywood. Canary va tourner dans d’autres festivals, dont celui d’Annecy, normalement. Ce serait incroyable si Canary trouvait son public! »

Pierre-Hugues Dallaire et Benoît Therriault n’en sont pas à leur coup d’essai ensemble : « Nous avons réalisé beaucoup de campagnes publicitaires dont celles d’IGA pendant dix ans. L’ours de Lotto Max, c’est nous aussi! »

Vous pouvez regarder la bande-annonce sur YouTube en tapant les mots-clés canary trailer sur la chaîne TIFF trailers.

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