EPIC GYM : l’histoire de quatre « frangins » ambitieux

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
EPIC GYM : l’histoire de quatre « frangins » ambitieux
La nouvelle salle d’entraînement EPIC GYM ouvrira ses portes le 20 août prochain. (Photo : Chloé-Anne Touma)

Alors que d’autres, poussés à bout par la crise sanitaire, sont contraints de fermer leurs portes, les Picard font plutôt le contraire et choisissent d’ouvrir leur propre salle d’entraînement à Chambly.

Beaucoup de choses ont changé au local du 615, rue Sénécal, depuis l’annonce, en juin dernier, de la fermeture de Chez Trottier. Si l’adieu du plus vieux gym familial du Québec marque la fin d’une ère, il promet aussi le début d’une nouvelle histoire, celle d’Aléric Picard, 22 ans, Ariel Picard, 25 ans, Adam Picard, 26 ans, et Majorique Picard, 27 ans, quatre entrepreneurs liés par le sang et par une passion commune pour l’entraînement physique. À l’aube de l’ouverture de l’EPIC GYM, le 21 août prochain, les jeunes hommes, qui en sont à leur première expérience en tant que partenaires d’affaires, se confient au journal sur les défis qui les attendent et sur le rêve qu’ils osent réaliser en pleine pandémie.

Du rêve à la réalité

« Ce sont trois frères et je suis leur cousin, mais nous avons grandi comme quatre frangins à Carignan, dans des maisons côte à côte. Mon père et le leur sont dans l’entrepreneuriat depuis le début », relate Majorique, le cousin fraternalisé. « Pour le projet d’EPIC GYM, tout a commencé dans notre gym maison, aménagé à même le garage où l’on s’entraînait. On a commencé à se dire que l’on aimerait bien avoir une salle d’entraînement un jour. On a écrit à Steve (Trottier) parce que l’on avait quelques questions de base quant à la manière d’amorcer le projet, et de là, il nous a répondu qu’il songeait à vendre ses machines. L’idée a mijoté, puis on a acheté son matériel et signé le bail, et nous voilà prêts à reprendre le flambeau, en quelque sorte! »

« (…) on reste positifs devant le déconfinement, notamment grâce à la vaccination et au passeport vaccinal. Tout s’en va pour le mieux. » – Aléric Picard

Construire leur propre notoriété

Conscients de la pression que pourrait représenter le fait de remplacer une institution comme Chez Trottier, fortement appréciée et établie à Chambly depuis des générations, les quatre complices restent confiants. « Il y aura une période d’adaptation au début, c’est sûr », d’amener Majorique. « Beaucoup de gens sont venus nous voir à EPIC GYM en pleines rénovations pour nous demander quand est-ce que Chez Trottier allait rouvrir ses portes, ce qui allait se passer avec leur ancien abonnement, etc. On a vraiment hâte de montrer à tous les clients notre nouvelle place et de les aider à s’y entraîner, à faire de nouveaux plans pour eux. Nous avons aussi eu beaucoup de messages sur les réseaux sociaux. Les gens sont bien excités à l’idée de venir. Beaucoup avaient hâte de voir à quoi ça allait ressembler et voulaient une date d’ouverture. Maintenant, ils l’ont! », complète Ariel.

Les défis sanitaires

Ils ne se laissent pas non plus intimider par les risques de gérer un commerce en temps de pandémie, ni décourager par les difficultés rencontrées par beaucoup de salles d’entraînement depuis la crise sanitaire. « C’est sûr que l’on a un petit peu peur des conséquences que peut avoir la pandémie sur les commerces comme le nôtre, mais on reste positifs devant le déconfinement, notamment grâce à la vaccination et au passeport vaccinal. Tout s’en va pour le mieux », d’observer Aléric.

« On a aussi refait tout le système d’électricité. Pareil pour le système de ventilation, qui était très basique. Maintenant, les clients pourront bien respirer dans les coins habituellement moins bien aérés », assure Ariel. En tenant compte de la distanciation obligatoire d’un mètre qu’il faudra maintenir pour des raisons sanitaires, le commerce pourra accueillir de 100 à 120 clients entre ses murs, dès le 21 août prochain. D’ici là, des plaques de Plexiglas auront été installées par endroits afin de limiter les risques de propagation de la COVID, notamment entre les tapis roulants. En ce qui a trait aux travaux majeurs et aux éléments plus dépaysants, il a fallu dire adieu à la pièce de Taï Bo et au vert pomme des murs pour faire place à plus de machines et à des couleurs au goût du jour.

Une histoire de famille

En tant qu’habitués de Chez Trottier, les quatre jeunes entrepreneurs entendent adopter le même modèle de valeurs. « Nous nous y sommes entraînés longtemps. On a vu comment Steve gérait le gym, à quel point les gens aimaient la place, l’entraînement et l’ambiance. Chez Trottier acceptait tout le monde. Il est certain que l’on a le même objectif. On veut créer une ambiance aussi accueillante, plus moderne pour nous et peut-être un peu plus jeune, à notre image. » Pour Ariel : « Ça reste vraiment une histoire de famille, comme pour les Trottier. Nos parents viennent nous aider lorsqu’ils le peuvent, de jour comme de soir. Ils sont souvent au gym. Ils donnent de leur temps et nous motivent. Ils sont fiers de nous. Il était important pour Steve d’être succédé par une autre entreprise familiale. D’un côté comme de l’autre, on a vu cela comme la parfaite
opportunité. »

Des talents qui se complètent

Misant sur leurs forces et leur savoir-faire respectifs, les quasi-frères sont déterminés à mener à bien leur projet entrepreneurial et confiants de pouvoir braver la tempête d’une période peu clémente pour les commerçants. « J’avais 19 ans quand j’ai commencé à m’entraîner sérieusement. Puis c’est devenu une histoire de groupe. Nous sommes tombés en amour avec le sport et avons voulu nous auto-éduquer sur le sujet », relate Ariel, avec la verve d’un leader. Puis, détenant chacun un baccalauréat en génie de la construction, Majorique et Adam racontent avoir mis leurs atouts au profit de la gestion et de l’administration du projet. Aléric, le plus jeune, les suit de près en poursuivant ses études en génie civil au collège Ahuntsic.

Finalement, les quatre jeunes se disent optimistes quant aux mesures qui seront effectives relativement au passeport vaccinal, le 1er septembre. « Ça va aller dans le bon sens », lance l‘un d’eux, avec l’approbation générale.

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