Zones inondables : aucune baisse de valeur mais un marché inactif
Le cadre réglementaire modernisé entourant les zones inondables inquiète une partie des habitants du secteur quant à la valeur de leurs propriétés.
Des propriétaires de résidences situées sur l’île Goyer et dans les zones riveraines de la rivière L’Acadie et du bassin de Chambly, à Carignan, se voient confrontés à un avenir incertain. L’entrée en vigueur de la nouvelle cartographie des zones inondables, annoncée pour le 1er mars prochain, les inquiète en ce qui trait à la valeur de chacune de ces propriétés. La nouvelle cartographie introduit notamment plus de catégories de risques.
Un marché inactif
« Par expérience, pour avoir connu l’impact des valeurs à la suite des inondations de 2017 et 2019, nous n’avons observé aucune baisse de valeur, mais plutôt un marché de revente inactif pendant un certain temps et, par conséquent, un plafonnement des valeurs inscrites au rôle foncier », remarque Joseph Leroux, directeur des opérations et président chez LBP Évaluateurs agréés.
Il nuance toutefois que son interrogation se situe sur l’effet du marché de financement pour ces propriétés à moyen terme. « Par conséquent, la valeur devra être maintenue pour le rôle foncier actuel, mais les propriétés visées par le règlement n’auront probablement aucune augmentation au rôle triennal 2028, pour les secteurs considérés à intensité élevée et dépendamment de la date d’adoption du règlement », affirme Joseph Leroux.
Cartographie à venir
La MRC de la Vallée-du-Richelieu (MRCVR) fait savoir que la cartographie de la rivière Richelieu, actuellement en cours de réalisation par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), entrera en vigueur en même temps que le nouveau cadre normatif. La CMM tient la MRCVR informée de l’avancement des travaux. À ce jour, aucune directive officielle n’a été transmise par la CMM ni par le gouvernement du Québec. La Ville de Carignan n’a donc pas encore reçu les cartes officielles, ni le nouveau cadre réglementaire relatif à la gestion des zones inondables. Elle attend de recevoir la version finale avant de se prononcer sur les « répercussions précises » pour les propriétés situées sur son territoire.
