Entrevue avec Lysanne Richard et Yves Milord : Bientôt dans le Livre Guinness

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Entrevue avec Lysanne Richard et Yves Milord : Bientôt dans le Livre Guinness
Lysanne Richard et Yves Milord se confient sur leur exploit. (Photo : courtoisie)

Le 16 septembre est une journée dont se souviendront longtemps les athlètes Lysanne Richard et Yves Milord, qui ont plongé en synchronisation du haut de montgolfières, établissant un nouveau record.

Exécuté à une hauteur de 25 mètres au-dessus de la rivière Richelieu, le plongeon devait se faire en août mais se voyait continuellement reporté en raison du climat, qui ne réunissait pas les conditions requises. La faisabilité de l’exploit s’est constatée la journée même, à l’International de Montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Sur un nuage de bonheur

« On est vraiment contents! En plus, il y avait un enjeu de temps parce que Yves part aujourd’hui aux Îles-de-la-Madeleine », a confié Mme Richard au journal, au cours d’une entrevue réalisée au lendemain de l’exploit. « Le jour même, mon cadran était programmé pour 3 h 30. On était là très, très tôt parce que, théoriquement, il y a moins de vent avant le lever du soleil. Mais cette fois-ci, c’est l’absence de vent qui posait problème. On ne savait pas où décoller, ni de quel côté de la rivière il fallait être. »

Après plusieurs déplacements, évaluations et efforts, l’équipe a fait la tentative qui s’est avérée la bonne. « Rendus au-dessus de la rivière, on a rencontré des difficultés que l’on a plus aisément gérées. Mais j’avoue être restée sur le ballon plus longtemps que je ne l’aurais cru. Puis, ça s’est décidé en quelques secondes. On a su que l’on pouvait plonger seulement une dizaine de secondes avant de le faire! », relate la plongeuse.

« (…) lorsqu’on persévère, les choses finissent par se faire. » – Lysanne Richard

Une patience récompensée

« Depuis la fois d’avant, il y avait un certain doute qui planait. Tout le monde s’inquiétait un peu, non pas quant à l’exécution du plongeon sur le plan technique, mais plutôt de savoir si on allait finalement pouvoir le faire un jour, ce plongeon! »

Questionnée à savoir si elle avait ressenti la pression des gens du public et de son entourage, la célèbre Lysanne répond que « Non. C’était l’fun, je l’ai vécu très positivement. Les reports et les délais ont simplement fait embarquer tout le monde dans l’aventure. Ça a été une belle leçon de vie qui nous montre que lorsqu’on persévère, les choses finissent par se faire. C’est en pleine harmonie avec ma façon de vivre et ma philosophie. J’ai développé plus d’attachement au projet que si nous avions réussi du premier coup. J’ai réalisé ma chance d’être si bien entourée, car à tout moment, il peut arriver que l’un des intervenants impliqués se décourage et jette l’éponge, mais ce n’est pas arrivé et c’est merveilleux! »

Pour l’illustre Yves Milord, dont les exploits en plongeon et en acrobatie épatent le public d’ici et de partout ailleurs, l’atteinte de l’objectif « est un soulagement total, car c’était extrêmement compliqué. Nous sommes habitués à plonger du haut de points fixes, mais avec une montgolfière, c’est complètement différent. Ça ne relevait pas que de nous, mais aussi du pilotage des ballons et des conditions. Il fallait que les deux ballons soient à la bonne hauteur, qu’ils volent dans la même direction et survolent la surface prédéterminée, qu’il y ait juste assez mais pas trop de vent, que le son des brûleurs ne nous empêche pas de nous entendre. »

« Réunir toutes ces conditions représentait tout un défi. J’avais confiance que ça fonctionnerait, malgré les nombreux reports. » Il explique que lors de l’essai du 16 août, des imprévus hors de leur contrôle se sont produits à tous les niveaux. « Les drônes et les caméras ont manqué de batterie, les montgolfières n’avaient plus de propane, ça n’allait vraiment pas. » Étant donné qu’on ne peut contenir qu’un certain volume de propane dans une montgolfière, si l’on attend en raison des vents qui ne baissent pas, on perd du propane et les batteries des appareils se déchargent. C’est ce avec quoi l’équipe a dû composer. « Mais je crois que ce qui a fonctionné cette fois, c’est que les intervenants de tous les volets ont pu s’ajuster en fonction de ce qui avait été constaté afin de mettre toutes les chances de notre côté, et là, ça a marché. »

Bientôt dans le Livre Guinness

Une demande sera présentée afin d’inscrire officiellement le record au Livre Guinness, nous apprend Yves. « Il y avait une équipe sur place qui était expressément chargée de prendre et de valider toutes les données à envoyer au Livre Guinness des records. » Le duo de choc promet déjà de réaliser de nouveaux exploits. « C’est sûr que l’on va avoir de nouveaux projets fous sur lesquels embarquer. Moi, je serais prêt à recommencer demain! », lance l’acrobate au bout du fil, à partir du traversier qui l’amène vers sa maison aux Îles-de-la-Madeleine pour une escapade bien méritée.

Pour voir le plongeon en différé

Étant donné que l’événement n’était pas sur invitation en raison de l’imprévisibilité des conditions, une vidéo qu’il est possible de visionner sur les réseaux sociaux a été tournée par JACKALOPE drone Optique Vidéo.

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