Entretien avec Jérémy Roy

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Par Jean-Christophe Noël
Entretien avec Jérémy Roy
Jérémy Roy n’est plus très loin de la LNH et progressera au sein du Barracuda de San Jose en ce début de saison. (Photo : courtoisie)

Les Sharks de San Jose ont fait de Jérémy Roy leur tout premier choix de deuxième tour, le 31e au total, lors de la séance de repêchage de 2015. Le défenseur de 22 ans, natif de Richelieu, entame sa troisième saison avec le Barracuda de San Jose, filiale-école des Sharks, et tentera de demeurer à l’écart des blessures, lui qui n’a pas été épargné à ce chapitre par le passé. Le Journal de Chambly s’est entretenu avec celui-ci.

Lors du camp d’entraînement, votre objectif était-il de vous tailler un poste au sein des Sharks? Comment avez-vous réagi quand vous avez appris que vous entamiez la saison avec le Barracuda?
« Quand tu démarres, tu souhaites toujours faire l’équipe, mais le niveau est élevé et l’an passé était ma véritable première saison chez les pros, alors je m’attendais à débuter avec le Barracuda. »

Sur quels éléments devez-vous travailler pour faire le grand saut et, ultimement, demeurer dans la Ligue nationale de hockey (LNH)?
« Je dois travailler ma all around game. Je dois améliorer ma vitesse dans tous les aspects de mon jeu. Que ce soit défensivement, offensivement, la prise de décision, bouger la rondelle, fermer la zone. Ça se passe vraiment dans la fraction de seconde à aller chercher. »

Comment se passe votre début de saison avec le Barracuda?
« Nous n’avons joué que trois parties. C’est un début lent et tranquille. Ça va prendre plus de parties pour évaluer ça. On part sur la route bientôt et le beat va augmenter. »

Vous avez connu, lors des saisons 2016-17 et 2017-18, de graves blessures au même genou. Comment cela a-t-il affecté votre développement et où en êtes-vous en ce qui trait à votre santé?
« J’en suis revenu à 100 %. Ça a été une longue réhabilitation. J’ai quand même perdu quinze mois de hockey, alors ça a retardé clairement mon développement. L’an passé a été une année de rattrapage et là, c’est le premier été que je m’entraîne au complet et que j’arrive au même niveau que tous en début de saison. »

Chaque année, les Sharks présentent une formation compétitive. Que pensez-vous de l’édition actuelle et ont-ils des chances de gagner la coupe?
« Ils ont un bon alignement et le même noyau. Leur défensive est bonne avec les Burns, Vlasic, Karlsson, etc. L’équipe est bonne, mais ça se passe sur la glace. »

Y a-t-il des joueurs au sein des Sharks qui contribuent à votre intégration lors de vos passages avec le grand club?
« Je dirais que l’organisation au complet aide à l’intégration. Les gars viennent jaser avec toi et ne sont pas hautains. Ils ne se disent pas « t’es pas bon car tu n’es pas dans l’équipe ». Aussi, j’ai vécu une réhabilitation avec Joe Thornton. J’ai appris à le connaître à travers ça. Tous les gars sont pas mal smats. »

Jusqu’à maintenant, quel est le meilleur moment de votre carrière?
« Pour l’instant, c’est ma première game chez les pros. On tombe dans un tout autre monde que le junior. C’est vraiment impressionnant! »

Quel type de joueur êtes-vous et à quel autre joueur vous comparez-vous?
Je suis un two way defenseman. Sans être un grand défenseur offensif qui agit comme quatrième attaquant, je suis quand même capable de participer offensivement. Dans l’équipe, je me comparerais à Marc-Edouard Vlasic. C’est un two way très fiable. »

Quel joueur est le moins agréable à affronter?
« Je pense que ce serait Nathan MacKinnon. Je n’ai pas eu l’occasion de tous les affronter encore, mais on me parlait de lui dans le junior. Il paraît que c’en est un pas facile à affronter. »

Est-ce intimidant de côtoyer les Brent Burns et Joe Thornton de ce monde?
« C’est plus impressionnant de l’extérieur avec leurs grosses barbes et ce sont de gros gars de 6’4’’, 6’5’’, mais ils sont très ouverts et parlent avec les jeunes. »

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