Emeric Bissonnette, entre les podiums et les plateaux télé

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Par Chloé-Anne Touma
Emeric Bissonnette, entre les podiums et les plateaux télé
Emeric Bissonnette, 14 ans, s’illustre à la gymnastique et à la télé. (Photo : courtoisie)

Le jeune Chamblyen Emeric Bissonnette a remporté une médaille de bronze aux Championnats canadiens de gymnastique pour ses prouesses.

L’importante compétition, qui avait lieu à la fin du mois de mai à Vancouver, permettait aux athlètes de se préparer pour intégrer l’équipe nationale. « Cette fois-ci, contrairement à l’année dernière, ça se passait en présentiel et non en vidéo. C’était un peu plus stressant », de reconnaître le jeune gymnaste.

Représentant l’école varennoise Les Dynamix, Emeric était accompagné d’autres gymnastes de son club pour y participer dans la catégorie Junior 14-15 ans.

« Je m’entraîne 23 heures par semaine  (…) » – Emeric Bissonnette

« Je pratique la gymnastique depuis toujours », précise, du haut de ses 14 ans, le fier Emeric. Je suis très près du but d’intégrer l’équipe nationale. Ça devrait se faire l’année prochaine », annonce celui qui est aussi étudiant en sports-études à l’école de Mortagne de Boucherville.

Mais de quoi a l’air sa routine? « Je m’entraîne 23 heures par semaine, je finis l’école à midi, puis j’enchaîne avec l’entraînement. Je passe la majeure partie de mon temps au gymnase », relate l’adolescent. Bien qu’il décrive le sport comme étant dur pour le corps, il ne s’est heureusement jamais blessé gravement. « Il m’est arrivé de me fouler des doigts ou des orteils, mais rien de pire. Mais c’est sûr que c’est un peu plus risqué que d’autres sports, parce que c’est comme s’il s’agissait de six disciplines en une seule. En gymnastique, il y a six appareils différents pour lesquels maîtriser des routines et figures. » S’il excelle à tous les agrès, Emeric se démarque surtout au saut de cheval et à l’épreuve des barres parallèles. « J’y suis le meilleur! Mais ce que je préfère, ce sont les anneaux », de souligner le gymnaste, ajoutant toutefois que cette épreuve n’épargne pas ses épaules.

Sa carrière de comédien

Mais Emeric a plus d’une corde à son arc, ayant déjà deux carrières professionnelles à son actif. Car si son visage ne vous laisse pas indifférent, c’est sans doute que vous l’avez déjà vu briller au petit écran, en tant que comédien et membre de l’Union des artistes (UDA).

« Je fais aussi des tournages. Je suis représenté par une agence et je fais des auditions. » Initié aux rouages du métier d’acteur il y a déjà quelques années, c’est en 2020 qu’il a décroché un premier rôle dans une série télé, Discussions avec mes parents (avec François Morency). « C’est un rôle important et récurrent. Mais à part ça, je n’ai pas trop d’heures de tournage, ce qui me permet de bien concilier le sport et la télé », explique Emeric.

Se dépasser, mais jusqu’à une limite

Le médaillé de bronze et son ex-entraîneur, Anthony Ehret.

Lorsqu’on lui demande s’il a une préférence pour l’une ou l’autre de ces deux activités, il reconnaît avoir un penchant pour la gymnastique, mais il ne pense pas mener une longue carrière professionnelle dans le sport, ni en faire sa vie. « Je pense me rendre le plus loin possible, mais je ne me vois pas continuer après l’âge de 25 ans! », décide le garçon.

Parmi les personnes qui l’inspirent à donner le meilleur de lui-même, Emeric évoque « Nathan Yvars. C’est mon ami. On s’entraîne ensemble, mais il est aussi dans l’équipe nationale senior ».

Que peut-on souhaiter à Emeric pour la suite des choses, en plus de se qualifier pour faire partie de l’équipe canadienne? Peut-être de s’entendre aussi bien avec son futur entraîneur qu’avec son ancien coach, Anthony Ehret, qui a malheureusement « changé de gym » après les Championnats. « Nous attendons de nouveaux entraîneurs, qui viendront directement de France, mais c’est sûr que j’étais habitué à Anthony. » Toujours sur la liste des souhaits, Emeric compte celui d’améliorer l’offre en matière de gymnastique à Chambly. « À Chambly, il n’y a pas grand-chose pour ça. Il n’y a qu’un gym pour les filles, alors je m’entraîne à Varennes. »

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