Marieville : l’ancienne mairesse brigue la mairie
Après avoir quitté ses fonctions de première magistrate en milieu de mandat, l’ancienne mairesse, Caroline Gagnon, effectue un retour et briguera la mairie lors des prochaines élections municipales du 2 novembre.
À l’été 2023, Caroline Gagnon quittait son poste de mairesse à mi-mandat, provoquant des élections partielles. Le coût estimé par la Ville pour la tenue de ces élections est de 60 000 $. Elle a quitté pour l’Angleterre, avec ses deux plus jeunes filles et son conjoint, alors que ses deux ainés gardaient le fort dans la demeure marievilloise.
Après un an d’exil, elle est revenue et a regagné son poste d’enseignante en économie au cégep, à l’automne dernier. « J’avais deux enfants ici, la maison à m’occuper, ce n’est pas que ça n’allait pas bien », explique-t-elle.
Ce n’est pas fini
« La vie politique, pour moi, c’est terminé. Ça a été un beau moment dans ma vie », mentionnait au journal l’ancienne mairesse lors de son dernier tour de table en juillet 2023. « C’était vrai à ce moment-là », indique-t-elle. À son retour à Marieville, elle s’est impliquée bénévolement dans divers organismes communautaires locaux. « Tout le monde me demandait si j’allais me représenter. Dans la dernière année, j’ai eu des Zoom avec des citoyens qui me posaient des questions sur les permis, la réglementation, etc. Je répondais de façon informative. Je me suis rendue compte que je continuais à aider les gens », constate Mme Gagnon.
« Je pense pouvoir servir mieux la population en ayant eu cette pause. » – Caroline Gagnon
Partant de cette prémisse, elle observe qu’elle pourrait contribuer avec plus d’efficacité en ayant accès à l’information de façon interne. De l’extérieur, elle ne prononce aucune critique quant aux décisions prises depuis son départ.
Traces du départ
Est-ce que le fait d’avoir quitté à mi-mandat entache votre crédibilité aux yeux de certains électeurs? « Pendant dix ans, les gens ont vu que je suis une personne de parole. J’arrive, j’aimerais reprendre, ils peuvent me faire confiance. Dans cette expérience (Angleterre), mes filles ont vécu des réussites. Je n’ai aucun regret », exprime Mme Gagnon. Elle ajoute que cette scission peut avoir eu un effet bénéfique.
« Cette coupure de deux ans m’a donné la chance de faire des observations sur d’autres façons de faire, de reprendre mon souffle, d’avoir une nouvelle énergie et une motivation constructive », identifie l’ex-mairesse. Elle nuance que sans la COVID-19, elle aurait probablement choisi de quitter en 2021, à la fin de son mandat. « Ce n’était pas propice et il y avait des projets et des crises à gérer à la Ville. » Dans le cadre de son porte-à-porte, elle s’attend à ce que des citoyens soulèvent son départ hâtif. « C’est plutôt une force pour moi d’avoir eu cet arrêt. Je pense pouvoir servir mieux la population en ayant eu cette pause », considère-t-elle.
