Chambly : étudiants en grève contre l’élargissement du cadre horaire

Les étudiants du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu feront une grève d’une journée, le 30 avril prochain, pour manifester leur opposition à l’élargissement du cadre horaire.

À la suite du résultat du référendum qui a eu lieu du 10 au 21 avril derniers, la population étudiante du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu sera en grève. Le 30 avril, elle s’opposera officiellement à l’élargissement du cadre horaire décrété par la direction générale de l’établissement scolaire.

Lors du référendum, 1 044 (43,5 %) étudiants ont voté en faveur de la grève, comparativement à 612 (25,5 %) qui ont voté contre. À noter que 744 étudiants se sont abstenus. « Conformément à la Charte, les abstentions ne sont pas comptées pour déterminer le résultat, donc le  »oui » a obtenu la majorité », indique l’Association générale étudiante du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu (AGECSJR), présidée par la Chamblyenne Florianne Pomerleau.

Dès l’automne prochain

À l’automne prochain, le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu prolongera son cadre horaire jusqu’à 20 h, du lundi au mercredi. Il explique ce choix en chiffrant que le ministère de l’Enseignement supérieur prévoit 50 000 étudiants supplémentaires dans son réseau d’ici 2034. « Pour nous, il s’agit d’une augmentation prévue de 1 000 étudiants. L’an dernier, nous avons connu une première vague marquée, alors que la population étudiante a augmenté de 10 % », affirme le Service des communications de l’établissement. Avec cette décision, le Cégep estime notamment maintenir l’accessibilité aux études collégiales et répondre à la croissance prévue de la population étudiante dans un contexte de déficit d’espaces. L’endroit accueille actuellement près de 3 700 étudiants à temps plein, à l’enseignement ordinaire.

Plusieurs enjeux

Florianne Pomerleau, étudiante et présidente de l’AGECSJR, remet en question cette décision. Elle soutient que l’offre de service en matière de transport en commun n’est pas adaptée à ce nouvel horaire pour les étudiants qui l’utilisent, dont ceux de Chambly, de Carignan, de Marieville et de Richelieu. Les étudiants qui travaillent de soir, ainsi que ceux qui jonglent avec le fait d’être parents, font notamment partie des enjeux qu’elle avait soulevés.