Écrire pour initier les enfants à la lecture

Écrire pour initier les enfants à la lecture

Jean-Pierre Gagnon tient un exemplaire de son dernier roman . (Photo : Martine Veillette)

Retraité de l’enseignement au primaire, Jean-Pierre Gagnon, vient de publier son sixième roman jeunesse, intitulé

Un texte de

S’il écrit ses livres, c’est essentiellement pour de donner le goût de la lecture aux enfants.

« C’est important la lecture pour les enfants, ça ouvre tellement d’horizons », raconte le résidant de Chambly.

« Il m’est arrivé souvent que des parents d’élève me disent : “qu’as-tu fait à mon enfant? Il veut des livres et aller à la bibliothèque” », ajoute-t-il.

Ces romans s’adressent principalement aux jeunes de 9 à 14 ans, mais l’auteur se plaît à dire qu’ils sont destinés aux personnes de 9 à 99 ans.

Il affirme que les lecteurs seront divertis par ses histoires, mais ils apprendront également. « La pédagogie ressort naturellement ! », s’exclame celui qui a enseigné durant 33 ans, principalement en 6e année.

L’auteur aime s’inspirer de légendes québécoises ou chinoises. Par exemple, pour son dernier roman, publié avec la maison d’édition Rubis, il explique être tombé par hasard sur une vieille légende oubliée mettant en scène un grand magicien.

« J’ai pris l’histoire et je l’ai imaginé dans le monde de l’Atlantide », mentionne l’écrivain.

L’histoire se situe dans le Vieux-Québec et met en vedette un jeune garçon et son grand-père. Ils vivront de drôle de mésaventures causée par le personnage Chapeaunoir venu du monde de l’Atlantide. L’auteur cite en exemple l’arrivée massive de cochons sur les Plaines d’Abraham. Le grand magicien va intervenir pour les aider.

Illustration

L’auteur salue le travail des illustrateurs des couvertures de livres. Pour Le grand magicien, c’est Josette Lauzière qui a effectué ce travail.

« J’ai trouvé dans son dessin exactement l’idée principale du roman, soutient-il. C’est important, parce que l’enfant regarde en premier la couverture et son dessin. »

Toujours écrit

M. Gagnon a toujours écrit des histoires. Son premier public était ses parents. « Ils m’encourageaient », dit-il.

Lorsqu’il allait dans les Salons du livre, il aimait rencontrer les auteurs et trouvait leur métier formidable.

« Je me disais qu’un jour j’aimerais être à leur place et rencontrer les lecteurs », se souvient l’auteur. C’est ce qu’il fait aujourd’hui. Il sera notamment à la Fête du livre présenté les 10 et 11 novembre à la ferme Guyon.

Le Chamblyen a envoyé son premier manuscrit en 1995 à la maison d’édition Coïncidence-Jeunesse qui a accepté de le publier.

« L’éditeur m’a demandé si j’en avais d’autres. Je lui ai dit que j’en avais deux autres. Je lui ai envoyé et ils ont été publié aussi », se souvient-il.

L’auteur se considère chanceux puisque tous les manuscrits qu’il a présentés ont été acceptés par une maison d’édition.

Il travaille actuellement sur une série policière toujours destinée aux enfants. Trois manuscrits sont prêts et attendent une approbation.

« À la retraite, on a du temps pour penser ! », dit-il.

M. Gagnon a aussi le désir d’écrire du théâtre pour adultes. Un projet qu’il mijote. Il a déjà touché à ce domaine, mais avec des étudiants. Il avait été approché par une enseignante pour lui écrire une pièce.

«C’est fascinant le théâtre et de voir ses personnages prendre vie sur scène », dit-il.

Processus d’écriture

Il peut mettre plus d’un an à mûrir une idée avant de se lancer dans l’écriture d’un livre. Par contre, lorsqu’il se met à table, en quelques jours son roman est écrit.

Fait inusité, l’auteur mentionne écrire tous ses manuscrits à la main. C’est sa conjointe qui les retranscrit à l’ordinateur.

Question aux lecteurs:

Êtes-vous amateur de romans ?

(Boite info)

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