Du yoga par visioconférence pour les élèves

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Par Martine Veillette
Du yoga par visioconférence pour les élèves
Le député et ministre Jean-François Roberge a participé à l’atelier de yoga avec des élèves de maternelle de l’école du Parchemin, à Carignan. (Photo : Martine Veillette)

Le député de Chambly et ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est mêlé à une classe de maternelle qui suivait un cours de yoga en téléconférence.

Chacun sur leur tapis, les petits ainsi que M. Roberge exécutaient les mouvements montrés par Brigitte Lareau, de Viva Yoga, à l’écran. Cette dernière se trouvait dans un local à Richelieu et était en communication avec la classe de l’école du Parchemin à Carignan par Internet et la visioconférence.

Les positions sont simples et rythmées selon une histoire. Lors du passage du Journal et du ministre, Mme Lareau racontait celle d’Armand, le flamand qui bouge beaucoup, et de Manu, la tortue qui manque de confiance. Le tout s’est déroulé dans le calme.

À la fin de l’activité, le député a indiqué aux élèves qu’il sentait « avoir plus d’énergie pour poursuivre son après-midi ».

Il a par la suite indiqué au Journal trouver l’expérience intéressante. « Ça permet de faire de l’enseignement en dyade alors qu’il y a juste une enseignante en classe. L’une donne les postures et corrige, l’autre peut circuler dans la classe et apaise. »

« Ça permet de faire de l’enseignement en dyade alors qu’il y a juste une enseignante en classe. » – Jean-François Roberge

Projet

Ce projet est celui de Connexion bien-être, qui en offre également pour les aînés avec la plateforme Web Or. L’organisme de Richelieu souhaite offrir du yoga par visioconférence à plusieurs élèves d’écoles primaires. L’organisme pourrait avoir vingt-cinq classes connectées en même temps sur quatre plages horaires différentes, pour joindre un total de 100 classes par jour.

Dale Hanley, responsable du projet, mentionne qu’il y a plusieurs points positifs à son programme. Il est financièrement accessible. Elle estime qu’il en coûterait moins de 1 $ par élève par activité, si l’objectif des 100 classes par jour est atteint.

De plus, le fait d’être en visioconférence permet de l’offrir à plusieurs classes en même temps. Il enlève aussi l’excitation des élèves d’avoir une nouvelle personne dans la classe. « La visite apporte souvent de l’énervement, dit-elle. De cette façon, il n’y a toujours que le professeur dans la classe. Les enfants comprennent bien la visioconférence et que l’autre personne les voit et les entend. »

Ce fait permet à l’enseignante de yoga de corriger certaines postures au besoin. Cette dernière a d’ailleurs dit durant l’activité : « Je félicite les amis qui font bien ça. Ceux qui peuvent faire mieux, faites-le mieux ». Il y a également toujours quelqu’un physiquement dans la classe pour aider de ce côté. « Ce n’est pas comme une cassette, la professeure voit tout. Elle adapte aussi l’enseignement en fonction », indique Mme Hanley.

De plus, elle est convaincue que le yoga a des bienfaits pour les petits. « Il aide à la concentration. C’est un outil pour se calmer et contrôler l’anxiété et le stress. »

Sa collègue Carole Pronovost estime qu’une période de yoga par visioconférence pourrait remplacer l’une des deux périodes de récréation proposées par le ministre de l’Éducation.

Suggéré, mais pas imposé

En tant que ministre, M. Roberge n’impose pas ce type d’activité en classe, mais accepte les propositions des écoles. Il a mentionné que ces dernières avaient l’autonomie dans leur choix d’ateliers.

La présidente de la Commission scolaire des Patriotes, Hélène Roberge, était aussi présente lors de l’activité. C’était la première fois qu’elle assistait à ce type d’atelier. Mme Roberge a aussi souligné que le choix des activités n’est pas uniforme au sein de la commission scolaire. « Ce sont les écoles qui font le choix des activités. On parlera de l’activité pour donner l’idée à d’autres enseignants qui pourraient s’y intéresser. On n’impose rien. »

Relance

Le projet avait initialement été lancé en 2017 et quelques écoles y avaient adhéré. « On le relance en version améliorée, précise Mme Hanley. On a pris du recul pour analyser ce qui avait moins bien fonctionné ou bien été. Là, on est prêts à le lancer partout au Québec. »

Visioconférence

L’Office de la langue français définit la visioconférence comme une téléconférence qui permet à ses participants non seulement de s’entendre, mais aussi de se voir grâce à l’utilisation de caméras et d’écrans qu’on installe pour la saisie, la transmission et la reproduction des images.

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