Du whisky et du sirop d’érable

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Par Jean-Christophe Noël
Du whisky et du sirop d’érable
L'entrepreneur chamblyen Adam Duhamel. (Photo : courtoisie)

Telle la sève circulant à l’intérieur de l’arbre, c’est le whisky à l’érable qui coule dans les veines de l’entrepreneur chamblyen Adam Duhamel.

Portant le nom de SAP56, le whisky aromatisé à l’érable a été élaboré à Chambly. L’unique produit de M. Duhamel et ses trois partenaires est sorti il y a environ un an mais, déjà, il fait écarquiller les papilles sur l’échiquier international alors qu’il a été consacré à deux reprises Meilleur whisky aromatisé du Canada en 2021 à des compétitions de haut niveau à l’international (World Whisky Awards – Angleterre & New York International Spirits Competition – États-Unis), après plusieurs vagues de dégustations. Des titres de la sorte permettent une belle visibilité à la marque et, du coup, une présence géographique plus prononcée. Déjà présent aux États-Unis, le produit a étendu ses tentacules à de nouveaux secteurs tels le Massachusetts, l’État de New York, l’État du New Jersey, etc.

« On n’a pas le côté brûlant en fin de bouche, avec le sirop d’érable. » – Adam Duhamel

Faire un bon whisky

Le whisky à l’état brut, hautement alcoolisé, n’est pas destiné à toutes les gorges. C’est en l’aromatisant de sirop d’érable que M. Duhamel le rend accessible à une plus grande tranche. « C’est le mariage d’un whisky canadien vieilli cinq ans en barrique de chêne flambée et de sirop d’érable du Québec, découlant d’un processus de récolte et de transformation de l’eau d’érable sur une période de 56 jours », décrit l’entrepreneur chamblyen en guise d’alliage exploitant la profondeur du whisky et la douceur de l’érable. « L’attaque en bouche est complexe, élégante et douce. On n’a pas le côté brûlant en fin de bouche, avec le sirop d’érable », ajoute-t-il. Pour atteindre le produit fini escompté, le processus de dégustation a été laborieux. « Pour assurer une constance, on fait affaire avec une coopérative assurant un produit qualificatif constant », mentionne M. Duhamel quant au choix de sirop d’érable.

Copier un produit local

L’aspect ‘’production locale’’ charme le consommateur, friand de terroir et d’authenticité. Est-ce qu’un autre pays ne pourrait tout simplement pas importer le sirop d’érable d’ici et reproduire la recette? « Tu perds en termes d’authenticité sur ton produit », fait part M. Duhamel. L’homme cite en exemple la Chine, marché qu’il convoite dans l’année à venir. « Pour le consommateur chinois, l’authenticité du produit est importante. Il y a tellement de contrefaçon qui se fait en Chine qu’ils recherchent un bon produit fait, élaboré, vieilli et embouteillé à l’origine », explique-t-il.

Le produit circule dans trois provinces canadiennes et neuf États américains actuellement. En une année, ce sont 3 000 caisses de 12 bouteilles que la compagnie a vendues. D’autres produits sont à prévoir au fil du temps.

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