Du sport derrière les écrans

Par Chloé-Anne Touma
Du sport derrière les écrans
L’équipe de biathlon des cadets de Chambly poursuit ses entraînements de groupe à distance. (Photo : courtoisie - Facebook)

C’est une période ingrate pour les équipes sportives en zone rouge, surtout pour les groupes d’enfants et leurs éducateurs en milieu extrascolaire, qui ne peuvent plus s’adonner à la pratique de leur sport ensemble, à moins de le faire à distance.

Certaines institutions ont toutefois su rebondir et permettre aux plus jeunes de poursuivre leurs activités dans un cadre autorisé par le gouvernement et la santé publique. C’est le cas des cadets de Chambly, qui ont fait preuve d’inventivité et de prévoyance en adaptant leur programmation d’activités sportives au contexte sanitaire, et ce, dès le mois de septembre.

Une programmation réfléchie

L’organisation militaire dit s’adapter « rapidement à cet environnement pandémique en proposant temporairement des activités virtuelles dynamiques », et invite la relève, âgée de 12 à 18 ans, à rejoindre ses rangs.

En août, lorsqu’il avait annoncé qu’il reprendrait ses activités dès le 3 octobre à l’école Bourgogne après le déconfinement, le corps de cadets 2793 Chambly avait également préparé les jeunes au fait qu’une programmation d’événements virtuels serait tout de même planifiée en parallèle. En octobre, ces projets ont été mis à exécution et tombaient à point.

« Nous n’abandonnons pas nos joueurs durant cette pause. » – Association du hockey mineur de Chambly

Une course virtuelle

Le 17 octobre dernier avait lieu la toute première course virtuelle destinée aux cadets, parents, amis et membres du personnel. Les distances proposées étaient de 3, 5 et de 10 kilomètres, à faire à la course ou à la marche. Les participants devaient relever le défi et parcourir l’une des distances en mesurant leur temps par l’entremise d’une application. Ils partageaient ensuite une photo illustrant leur accomplissement.

L’activité sans risque de contagion a encouragé la sortie en famille, l’exercice des uns et des autres, et le dépassement de jeunes coureurs qui ont opté pour la course. Un jeune adolescent a relevé le défi de la course du 5 km, tandis qu’une dame s’est targuée d’avoir parcouru 3 km à distance en moins d’une demi-heure.

La popularité du télé-entraînement

L’équipe de biathlon des cadets n’est pas non plus en reste, alors que des entraînements continuent d’être organisés et qu’elle rassemble ses membres virtuellement sur Zoom.

D’autres institutions sportives pour enfants suivent le pas, comme l’Association du hockey mineur de Chambly, qui, grâce à son partenaire, Goyette360 de Saint-Jean-sur-Richelieu, a maintenu les séances d’entraînement pour les jeunes. « Nous n’abandonnons pas nos joueurs durant cette pause. En effet, tous les joueurs des Forts ainsi que de l’ensemble de notre hockey mineur sont conviés à un rendez-vous hebdomadaire tous les mardis à 19 h ». Ces séances d’entraînement sont offertes en direct sur les pages des médias sociaux de l’organisation et de l’entreprise.

Selon la Société canadienne de pédiatrie, les enfants âgés de 5 à 17 ans devraient pratiquer au moins une heure d’activité physique d’intensité modérée à élevée par jour, ce qui est difficile en temps de pandémie. L’entraînement virtuel, synchronisé avec le reste des camarades, serait le meilleur moyen de garder les enfants, et plus particulièrement les adolescents, actifs et motivés en ce sens.

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